Archives de catégorie : Economie

Brexit

Christian Troadec, candidat régionaliste à l’élection présidentielle et maire de Carhaix, dans un communiqué, se dit « très inquiet des conséquences économiques pour la Bretagne du départ du Royaume Uni de l’Union européenne ».

Candidat régionaliste à l’élection présidentielle et maire de Carhaix (Finistère), Christian Troadec réagit au Brexit. Dans un communiqué, le candidat à la quête des 500 parrainages pour se présenter à la présidentielle pointe du doigt « les ministres bretons ». Continuer la lecture de Brexit

Les énergies renouvelables marines, un atout pour le pôle Nantes Saint-Nazaire dans le cadre d’une Bretagne réunifiée

La convention internationale Thétis-EMR, qui s’est tenue à Nantes récemment, illustre l’investissement fort du territoire de Nantes / Saint-Nazaire dans les énergies marines renouvelables. Le talent des acteurs locaux permet une véritable émergence industrielle.

La région Pays de Loire s’accapare cet élan à grands coups de communication, n’hésitant pas à se présenter en dépit du bon sens comme la « région de la nouvelle économie maritime ». Cela brouille la visibilité et le développement des acteurs des EMR en Loire-Atlantique, les coupe de leurs partenaires naturels dans les autres départements bretons et bloque l’émergence d’un cluster EMR breton de taille européenne.

Seule une région Bretagne à 5 départements et dotée de moyens financiers conséquents pourra réellement soutenir les acteurs des énergies marines renouvelables dans toute la Bretagne et les aider à pérenniser cette filière industrielle d’avenir.

La Bretagne pourra ainsi de hisser au niveau de l’Ecosse, leader européen dans le domaine des EMR grâce au talent de ses industriels et à un fort soutien institutionnel…. Ecosse qui est la star incontestée des salons professionnels comme Thétis-EMR !

Pour le Mouvement Bretagne et Progrès,

Christian Troadec
Maire de Carhaix
Conseiller département du Finistère

La bataille des îles du 56 : la solidarité ou le marché

Intervention de Christian DERRIEN au Conseil Général du Morbihan sur la tarification des liaisons maritimes dans le 56

SESSION DÉPARTEMENTALE DES MARDI 18 / MERCREDI 19 NOVEMBRE 2014

Monsieur Christian DERRIEN
Conseiller Général du canton de Gourin

Délégation de service public – Liaisons maritimes

Monsieur le Président, chers collègues,

Je laisserai le soin à mes collègues du littoral, davantage spécialisés que moi, d’intervenir sur les aspects techniques et financiers des liaisons maritimes. Nous avons la grande chance d’avoir encore aujourd’hui des représentants des îles dans notre assemblée.
Cependant, je tenais à m’exprimer en tant que conseiller général du nord-ouest rural du département, me sentant proche des îliens dans cette crise, qui au final pose la question de fond du maintien du service public du transport des personnes et plus généralement celle de l’aménagement de notre territoire, en
l’occurrence départemental.

En tant que membre de la CIETEM, notre commission en charge des infrastructures et des transports, j’ai récemment assisté lors de la dernière réunion à l’intervention d’Yves Brien, notre élu de Belle-île, membre du groupe de gauche, expliquant concrètement dans le détail aux conseillers généraux de la commission, les conséquences extrêmement néfastes du nouveau contrat de la
DSP et de l’application de la nouvelle grille tarifaire aux liaisons maritimes. C’était mercredi dernier.
Mais j’ai été sidéré de constater, lors de ces échanges avec nos collègues de la majorité, très attentifs aux arguments de notre collègue car soucieux de comprendre ce qui avait pu conduire à la situation actuelle, qu’ils découvraient, à seulement quelques jours du vote en session, la réalité et les incidences
catastrophiques de leurs choix pour l’avenir de nos îles. Comme si la logique comptable bureaucratique leur avait complètement occulté la réalité humaine et sociale des îles.

Car, que ce soit sur le plan humain, social ou économique, les décisions prises aujourd’hui, qui de fait valideront des hausses impressionnantes et scandaleuses des tarifs, remettront fondamentalement en cause le maintien des populations sur ces îles. Nos récentes visites sur place à Groix et Belle-île à la rencontre des îliens en ont témoigné.

Ceci pour de nombreuses raisons, dont je n’en énumérerai que quelques unes :
– Les familles et les enfants des îliens hésiteront désormais à se rendre sur les îles pour entretenir les liens avec leurs proches,
– Sur le plan économique, tout le monde a compris qu’avec la nouvelle grille tarifaire c’est l’ensemble de l’économie insulaire qui sera mise à mal. Le malaise sur l’île est généralisé : le boulanger de l’île de Groix qui stoppe son projet d’extension, l’entreprise de bâtiment qui annonce son départ, le restaurateur de Belle-île qui réduit ses jours d’ouverture, le maraîcher qui envisage l’arrêt de son activité, etc, etc. La liste est loin de s’achever là. Bref, c’est l’ensemble des professions des îles qui est brutalement fragilisé.
– Même en matière de politique de santé, les professionnels de l’île tirent la sonnette d’alarme. Face à une évolution préoccupante de l’état sanitaire de l’île, le Conseil Général a signé l’an passé avec l’ARS un Contrat local de santé dans lequel il est fortement préconisé « l’amélioration des transports ». Où est la cohérence ?

Enfin, je tenais à rapporter ces propos très inquiétants d’un médecin de Belle-île qui nous alerte, je le cite, « sur cette situation de crise qui renforce les sentiments d’abandon, d’exclusion, d’isolement qu’il constate désormais chez des centaines de Bellilois. »

C’est bien d’une approche globale dont il s’agit, et avant de prendre une décision aussi importante que celle d’aujourd’hui, il faut tout de même se poser les questions de fond :
– Voulons-nous maintenir nos populations sur les îles ?
Dans ce cas il nous faut, à partir du principe de solidarité, engager les moyens nécessaires pour y parvenir.
– Ou à l’inverse considérons-nous qu’elles sont trop coûteuses ?
Alors, cette fois, on fera le choix de la logique uniquement comptable et gestionnaire qui effectivement organisera la désertification et l’abandon des îles.

Dans ce cas, à terme nous mettrons fin aux aides de péréquation et de compensation nécessaires et nous laisserons le marché structurer l’offre et la demande. Ce qui conduira inévitablement au départ des populations autochtones, pour laisser la place à un marché résidentiel de luxe. Est-ce le souhait du département ?

Rappelons simplement que le principe de solidarité nécessite un vrai engagement concret. L’exemple de notre voisin et département littoral qu’est le Finistère est très révélateur : il engage plus de 8 millions d’euros annuels dans ses liaisons maritimes, fonctionnement et investissement compris, pour une population d’un peu plus de 1000 habitants. Le Morbihan en engage 5,2 millions d’euros pour une population de 8000 habitants. Le rapport est sans appel.
Rappelons également, cette fois du côté recettes, que le tourisme représente 11% du PIB du Morbihan et qu’il génère près d’1 milliard d’euros de consommation. Les îles jouent un rôle majeur dans cette économie. Il faut cesser de percevoir les îles comme coûteuses.

Nous avons échangé sur cette différence de traitement des îles, entre le Morbihan et le Finistère en commission infrastructures et transports. Il nous a été répondu que notre département faisait le choix des routes. Certes, elles sont importantes notamment lorsqu’elles sont déployées dans une approche équilibrée du territoire.
Mais c’est l’ensemble des liaisons qui doivent être concernées, liaisons maritimes comprises.

Nous sommes effectivement face à de vrais choix : la solidarité ou l’abandon, l’aménagement du territoire ou la concentration métropolitaine, un vrai service public de transports ou une délégation livrée au marché.

La population ne s’y trompe pas. Si aujourd’hui la mobilisation est à tel niveau, et je pense qu’elle vous a tous surpris, (rappelons que des femmes de Groix sont en grève de la faim), c’est que les îliens savent que l’enjeu est là : la solidarité ou le marché. Et ils savent mieux que tout le monde, qu’ils seront sacrifiés si le politique ne régule pas la situation.

Nous savons tous que les solidarités qui ont vu le jour dans l’après-guerre avec notamment le Conseil National de la Résistance, se défont actuellement au fil des années.
Je ne m’engagerai pas dans l’analyse des causes profondes de cette évolution malheureuse, mais ce dont on peut être certain, c’est que les choix politiques en sont par définition largement responsables.
Les logiques néolibérales sont désormais aux portes des îles, accompagnées par le groupe de la majorité du Conseil Général du Morbihan. Votre décision d’aujourd’hui va, au final, engager l’avenir de nos îles du Morbihan.

Je pense que vous n’avez pas suffisamment mesuré l’état d’esprit des populations îliennes face à vos choix. Je crains fortement que, malgré les récentes améliorations de la grille tarifaire, de nombreux aspects restent inacceptables notamment pour les familles des îliens ainsi que pour les entreprises qui contribuent les unes et les autres au bon fonctionnement de l’économie insulaire.
Le moratoire est une nécessité, un devoir pour les responsables politiques face à une situation aussi explosive, qui démontre le décalage énorme entre des décisions d’élus et la réalité quotidienne des gens. C’est sans doute ce qui fait le malheur de la désaffection du politique par les citoyens.
Il est urgent au Conseil Général de se ressaisir, de ne pas voter la délégation de service public (DSP) qui nous est proposée aujourd’hui et surtout d’engager en urgence une véritable concertation avec les communautés insulaires rassemblant les élus, les acteurs économiques et les usagers.

Mesdames, Messieurs les Conseillers Généraux de la majorité, nous comptons sur vous. Je vous remercie d’avance.

Liaisons maritimes. Christian Troadec et Christian Derrien à Belle-Ile

Christian Troadec, maire de Carhaix , conseiller général du Finistère, et Christian Derrien, maire de Langonnet, conseiller général du Morbihan, étaient à Belle-Ile le vendredi 14 novembre 2014.

Deux conseillers généraux bretons sont à Belle-Ile ce vendredi matin pour apporter leur soutien au mouvement des Cirés jaunes, qui s’opposent au projet de nouvelle grille tarifaire pour la desserte maritime : Christian Troadec, maire de Carhaix et conseiller général du Finistère, et Christian Derrien, maire de Langonnet et conseiller général du Morbihan.

Dans la même optique, ils avaient déjà fait le déplacement à Groix, fin octobre. Les deux conseillers généraux ont débarqué ce vendredi, à 9h, à Palais, accueillis par Frédéric Le Gars, le maire. Ils participent en ce moment à une réunion à huis clos à la mairie, à laquelle prennent part élus et trois membres du collectif des Cirés jaunes.

Christian Troadec est également l’un des leaders du mouvement des Bonnets rouges.

Lire l’article de Ouest-France du 14/11/2014 : Liaisons maritimes. Christian Troadec et Christian Derrien à Belle-Ile : http://www.ouest-france.fr/liaisons-maritimes-christian-troadec-et-christian-derrien-belle-ile-2974599

Liaisons maritimes. Christian Troadec et Christian Derrien à Groix

Le 28 octobre 2014, Christian TROADEC, conseiller général du Finistère, maire de Carhaix, et Christian DERRIEN, conseiller général du Morbihan, maire de Langonnet ont rendu visite au comité insulaire sur l’île de Groix pour s’informer directement du conflit en cours entre les populations des îles et le président du Conseil général du Morbihan, à propos de l’avenir des liaisons maritimes. Arrivés par le bateau de fin de matinée, les deux élus ont pu interroger un certain nombre de personnes au marché et chez certains commerçants.

Ils ont pu constater la même inquiétude partout, quant aux dégâts économiques que provoquerait l’application des mesures proposées dans le cadre du projet de renouvellement de la délégation de service public.

Ils ont ensuite largement échangé et débattu avec plusieurs membres du comité (dont Marie Pia Hutinel, Anne-Laure Josse, Alain Jullien, François Péchon), de l’ensemble du dossier et des actions en cours.
Ils ont affirmé leur soutien aux actions entreprises et promis d’apporter leur contribution pour aider les iliens à obtenir un rejet du projet qui doit être voté en novembre. Ce rejet est un préalable à une prolongation d’un an du statu quo, prolongation nécessaire afin de permettre un examen concerté et sans à priori sur les solutions possibles pour l’avenir, dans le respect des intérêts vitaux des îles.

Lire l’article de Ouest-France du 28/10/2014 : Liaisons maritimes. Christian Troadec et Christian Derrien à Groix : http://www.ouest-france.fr/liaisons-maritimes-christian-troadec-et-christian-derrien-groix-2936112

Ecotaxe : un péage inacceptable pour Christian Troadec

▶ Ecotaxe « un péage inacceptable » pour Christian Troadec – Vidéo Dailymotion / Le Télégramme


Ecotaxe « un péage inacceptable » pour… par Letelegramme

Les Bonnets rouges vont rester mobilisés : pas question pour le mouvement de se satisfaire du nouveau dispositif pour l’écotaxe, transformé en « péage de transit poids lourds ». Christian Troadec, porte-parole des Bonnets rouges, dénonce ce nouveau système qui sera « une charge supplémentaire pour les producteurs, les transformateurs, les transporteurs et au final les consommateurs ». Les images de Dominique Morvan. Plus d’infos sur www.letelegramme.fr

C. Troadec : « Nous somme prêts à discuter avec l’Etat et la Région ».

Christian Troadec maire et conseiller général de Carhaix.
Christian Troadec maire et conseiller général de Carhaix.

La manifestation qui s’est déroulée samedi à Quimper fera date dans l’histoire de la Bretagne. Ce sont plus de 30 000 personnes, salariés, marins, paysans, commerçants, artisans, chefs d’entreprises, élus, simples citoyens qui se sont mobilisés pour l’emploi et la Bretagne.  Quimper n’a sans doute jamais connu une telle mobilisation. Il était très important que ce rassemblement ait lieu. Il a permis de redemander la suppression définitive de l’éco taxe et non sa simple suspension. Il avait pour mot d’ordre : l’emploi et la Bretagne. Le message est bien passé. Le collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », à l’initiative de cette belle réussite populaire, peut désormais parler au nom des 30 000 personnes présentes samedi à Quimper.

Cette réussite est à mettre au compte des manifestants eux-mêmes et du travail réalisé par le collectif, de tous ces gens qui se sont déplacés parce qu’ils avaient besoin de faire entendre leur ras le bol. L’éco taxe a constitué la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. On ne peut pas rajouter un impôt à une région où des pans entiers de l’économie sont  mis à terre, ou des milliers d’emplois sont supprimés. Le symbole de ces bonnets rouges était vraiment fort. Parce qu’il rappelle histoire d’une révolte populaire en Bretagne. Une contestation forte du pouvoir central. De Paris. La Bretagne  envie et besoin de décentralisation et de régionalisation. Mais à Paris, le carcan jacobin continue à s’y opposer.

La révolte des Bonnets Rouges qui était le refus d’un nouvel impôt s’est poursuivie par un projet.  Un siècle avant la révolution française cette révolte a amené à la rédaction de cahiers de doléances et du célèbre Code Paysan. Il avait pour but d’établir de nouveaux droits pour la Bretagne. Nous devons sortir de ce conflit par un nouveau projet pour la Bretagne, une vraie régionalisation, sur le modèle des länders allemands.  Il faut que l’on dispose de réponses concrètes et de proximités à nos revendications. En premier lieu, bien sûr, la suppression de l’éco taxe mais aussi la fin du dumping social dans des Pays de l’Union Européenne. Le gouvernement français et le Président de la République, les parlementaires européens français doivent exiger une modification de la directive détachement. Il est insupportable que l’Allemagne, sur des mêmes secteurs concurrentiels avec la Bretagne, puisse faire du dumping social avec des salaires à 4 ou 5 euros de l’heure. De la même façon, il faut contraindre des multinationales comme Marine Harvest  à maintenir de l’activité et de l’emploi à Poullaouen et Chateaugiron alors même que ce groupe a gagné plus de 113 millions d’euros au premier semestre 2013 et qu’il multiplie les acquisitions en Pologne. Il en va de la responsabilité du gouvernement. Enfin, nous proposons la création immédiat d’un grand emprunt breton, adossé à la Région Bretagne et à une banque mutualiste pour aider au financement de l’investissement des PME et des PMI en Bretagne. Légitimés par les 30 000 personnes de Quimper, nous sommes prêts à discuter avec l’Etat et la Région.

Constitution d’un comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne

logo MBP

 

Constitution d’un comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne

Le MBP invite la population à se mobiliser

Le Mouvement Bretagne et Progrès, MBP, présidé par le maire de Carhaix, Christian Troadec, face à la dégradation générale de la situation de l’emploi en Bretagne et en Centre-Bretagne en particulier, avec notamment la fermeture programmée et scandaleuse de Marine Harvest à Poullaouen, invite les élus , les syndicats, les acteurs économiques du secteur, et plus largement la population à se mobiliser et à se rendre nombreux à la création d’un comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne, vendredi 18 octobre, à 18 h, à l’Espace Glenmor, à Carhaix.

Nous appelons le ministre de l’agroalimentaire, Guillaume Garot, à maintenir la pression sur le groupe Marine Harvest qui fait des profits importants. Lors de sa visite à Quimper à la Préfecture le ministre avait indiqué : « J’attends que Marine Harvest fasse des propositions concrètes de ré-industrialisation du site de Poullaouen avant la fin de l’année ». L’une des priorités de ce nouveau comité sera de faire en sorte qu’on passe des paroles aux actes dans ce dossier chaud !

Le secrétaire général