Christian Troadec en compagnie de François Hollande lors des dernières Vieilles Charrues.

Dominique Cap, candidat de l’UMP, envisage la possibilité de faire un faible score au premier tour des législatives. Il a raison d’esquisser ce scénario puisque le score de Nicolas Sarkozy au 1er tour de la présidentielle n’a pas dépassé les 22 % dans la circonscription. Je ne crois pas pourtant que Dominique Cap ne franchira pas la barre qui permet de se qualifier au second tour, soit 18 à 19 % des exprimés.  Par contre, il est possible que le candidat de l’UMP soit largement distancé par les candidats de gauche, lui interdisant d’envisager la victoire.

Il préfère me voir élu plutôt que Richard Ferrand et indique qu’il a plus d’affinités avec un maire qui connait le terrain et qui est proche des gens plutôt qu’avec un apparatchik du PS. Que les choses soient claires. Soutien de François Hollande dès le premier tour de la présidentielle, je n’attends et je ne souhaite aucun soutien de l’UMP et je me méfie toujours des flatteries de mes adversaires.

Au cas, où leur score permettrait à plusieurs candidats d’accéder au second tour, je précise que j’ai toujours souhaité l’union de la gauche et qu’à chaque fois à Carhaix, Richard Ferrand l’a refusée. Il ainsi perdu à deux reprises la mairie de Carhaix en 2001 et 2008. Au nom du Mouvement Bretagne Progrès que je préside, dans une lettre co-signée avec Christian Derrien, conseiller général de Gourin, et candidat aux législatives dans le Morbihan, J’ai demandé, par courrier en date de décembre 2011, une rencontre avec les instances départementales PS 29 et 56 pour que le jeu des retraits et/ou de  désistements soient clairement établis avant le 1er tour. A part quelques mots acides et insultes prononcés par MM. Ferrand et Coatanea,  j’attends toujours une réponse courtoise et  sérieuse… Je relancerai cette demande dans les prochains jours pour que les choses soient établies dans la plus grande transparence avant le 10 juin.

                                                                   Christian TROADEC

                                                                                                        Maire de Carhaix

                                                                                                        Candidat aux législatives

L’entêtement à maintenir le projet de construction d’une centrale au gaz à Landivisiau constituerait une grossière erreur. Ce projet, dès son origine, bâti sur des considérations particulièrement discutables et jamais prouvées (soit disant risque de black-out électrique, augmentation constante de la consommation…), a été imposé par l’Etat et la Région Bretagne sans qu’un vrai débat public contradictoire n’ait eu lieu. Et comme cela se passe souvent dans ces cas-là après un passage en force, (il ne faut pas oublier que le vote au conseil régional de Bretagne du Pacte électrique breton est intervenu après la signature entre l’Etat et la Région), on nous livre maintenant des éléments du dossier inconnus jusqu’alors. Avec un coût en approvisionnement élevé en gaz et un besoin de fonctionnement de la centrale de plus de 5 000 heures par an pour assurer sa rentabilité, on est bien loin de la centrale d’appoint du départ. Il est désormais clair que seule une tarification à un prix démentiel permettrait à Direct Energie, propriétaire du site, de s’en sortir financièrement. Sinon, ce sera comme pour la centrale à gaz de Pont sur Sambre dans le Nord, le dépôt de bilan. En fin de compte, cela se fera inéluctablement sur le dos des Bretons. Trop d’approximations, trop d’arrangements avec la vérité entourent ce dossier. En politique comme dans d’autres domaines, il faut parfois avoir le courage d’arrêter un projet. Il en va de la responsabilité de la Région Bretagne. Il n’aurait rien de pire que de poursuivre dans la voie de l’erreur. Pendant ce temps, en Ecosse, 130 000 emplois vont être créés dans la filière des énergies renouvelables…

Christian TROADEC

Maire de Carhaix

Conseiller général du Finistère

 

Christian Troadec en compagnie de François Hollande lors des dernières Vieilles Charrues.

 

Ce 1er mai 2012 a une portée forte et bien particulière à la veille du second tour de la Présidentielle. Comme il y a dix ans, l’extrême-droite s’est invitée dans le débat. En 2002 par la présence de son chef, Jean-Marie Le Pen, au second tour de la Présidentielle. Cela avait provoqué, à Carhaix comme ailleurs, une émotion considérable. Des centaines de personnes s’étaient rassemblées dans la capitale du Poher pour signifier leur indignation. Si une décade plus tard, la fille du leader, Marine Le Pen n’est pas parvenue à se qualifier pour la finale de la Présidentielle, le FN, gonflé par un million de voix supplémentaires, parvient à distiller son discours nauséabond jusque  dans les propos du Président sortant, Nicolas Sarkozy. Nombreux sont, les femmes et les hommes de la droite traditionnelle à s’indigner de la porosité constatée entre leurs formations politiques respectives. Jusqu’à ce pitoyable et improbable communiqué de l’UMP (samedi 28 avril) me demandant d’intervenir pour que les affiches de Sarkozy ne soient pas abimées ! Comme si je disposais de quelques responsabilités en la matière. L’UMP est prête à utiliser et à instrumentaliser, comme au niveau local, tous les incidents quotidiens pour  tenter d’insuffler la peur sur la ville. Jusqu’à ces propos de « la fête du vrai travail » annoncée par Nicolas Sarkozy qui rappelle les heures sombres du pétainisme. La droite dure Sarkozyste perd les pédales. Il nous appartient de dire non aux thèses de l’extrême droite et de remettre en exergue les valeurs de la fête du travail, valeurs de justice sociale, de tolérance, de solidarité et de respect. La journée du mardi 1er mai 2012 nous en donne l’occasion.

 

 Christian Troadec

Maire et conseiller général de Carhaix

 

 

   Si Richard Ferrand a bien raison de stigmatiser le fait que le Président sortant Nicolas Sarkozy n’a pas tenu sa promesse pour l’achèvement de la mise à deux fois deux voies de la RN164, il est difficile de ne pas constater, depuis 40 ans, qu’aucun gouvernement de droite ou de gauche, n’a en fait tenu parole. Le développement économique de notre secteur passe pourtant inéluctablement par cette route comme par l’axe Lorient-Roscoff.  Il est donc à souligner que Richard Ferrand, président du groupe PS à la Région,  est particulièrement culotté de venir relever ce désengagement de l’Etat pour le Centre-Bretagne sans préciser que cette même Région Bretagne a supprimé dans le même temps sa participation de 50 % (excusez du peu !) des financements pour la modernisation de l’axe Lorient-Roscoff, tout cela pour privilégier la Ligne grande vitesse entre Le Mans et Rennes. Afin d’éviter à nouveau cette double peine pour le Centre-Bretagne dans les prochaines années, il faut élire à la prochaine législative quelqu’un qui sache se faire aussi bien entendre à Rennes qu’à Paris. Et non pas une personne qui change de discours selon qu’il se trouve à Brest ou à Motreff. Quitte à taper du poing sur la table. Je sais faire.

 

                                                                                                                                             Christian TROADEC

                                                                                                                                 Conseiller général du Finistère

 

 Richard Ferrand annonce qu’il organise le 14 avril prochain à l’occasion de la venue du fondateur du FN, Jean-Marie Le Pen, une manifestation à Port-Launay. Il est suivi par le NPA. Je ne crois pas que ce soit en chantant la Marseillaise à tue-tête que l’on lutte efficacement contre les idées du Front National. J’ai toujours combattu les idées de l’extrême droite mais je préfère les combattre dans les urnes que par des gesticulations électoralistes qui ne trompent personne. Pour éviter le vote FN il faut parler aux gens de leurs vrais problèmes et y apporter des réponses : le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, la santé… Pour preuve, le dernier sondage qui place Marine Le Pen en tête des intentions de vote des 18-25 ans.

Organiser ce type de manifestation contre la venue de l’ancien leader du FN, en pleine campagne officielle, comporte surtout des risques de débordements qui pourraient être exploités. Au risque même d’être contre-productif et d’atteindre le but inverse et de faire de la publicité au FN. La seule réalité qui vaille c’est continuer de faire en sorte que le score électoral du FN soit le plus bas possible en Bretagne.

Christian Troadec

 Maire de Carhaix

 Conseiller général du Finistère

 

Christian Troadec en compagnie de François Hollande lors des dernières Vieilles Charrues.

 Le masque tombe.  Richard Ferrand, candidat sur la circonscription Carhaix-Châteaulin,  vient enfin de dévoiler son véritable visage et sortir de la tour d’ivoire où il cherchait à se construire une carrière politique professionnelle.  Il  se voyait déjà,  benoîtement, marcher sur la moquette des ministères, alors que plus que jamais, nous avons besoin de femmes et d’homme de terrain.

 Pour une photo, une simple photo  de François Hollande, prise lors du festival des Vieilles Charrues en compagnie de Christian Troadec,  le voilà qu’il enfourche, avec une fébrilité inquiétante, ses grands chevaux. Courageusement, il fait  monter au créneau le premier secrétaire fédéral du PS finistérien dont on dit que  « l’avenir à ce poste est aussi incertain que la canicule en Bretagne » !  Chacun aura compris qu’il s’agit là d’un simple contre-feu, un vulgaire écran de fumée pour tenter de masquer ou de faire oublier l’essentiel de l’article qui lui est consacré dans un des documents de campagne de Christian Troadec.  Un document où le maire de Carhaix dit et redit comment  et combien Richard Ferrand a travaillé contre l’intérêt de Carhaix et de sa région lorsqu’il était conseiller général. Comment il a passé son temps à torpiller les dossiers, les projets et les initiatives. Des faits précis et avérés facilement vérifiables. C’est vrai que cela a déjà été dit.

Pourtant, doté d’un incroyable et ridicule orgueil, Richard Ferrand joue l’agressé ! Lui qui voudrait une gauche caporalisée où chacun s’alignerait derrière l’étiquette pour laquelle il a optée, prend des postures de vierge effarouchée. Il oublie que la gauche en Bretagne, et dans le Finistère, n’est pas une caserne où les femmes et les hommes ont le petit doigt sur la couture du pantalon. Il oublie que la gauche en Bretagne, et dans le Finistère, n’entend pas se laisser « castrer » par un opportuniste dont l’unique ambition est de « monter » à Paris » pour enfin « marcher sur la moquette » et pavoiser sous les dorures et les lustres des palais de sa République jacobine dont il est un des thuriféraires acharnés.  Il oublie que la gauche est plurielle et devra se rassembler. Il oublie que les dossiers qu’on n’a pas portés vous reviennent inévitablement un jour à la figure. Il oublie qu’ici les femmes et les hommes ont de la mémoire et ne sont pas transparents. Il oublie, comme il vous oubliera… rapidement.

 

Christian Troadec et Christian Derrien, conseillers généraux , unis pour la défense de l'identité bretonne, seront à Kemper samedi.

 La diversité culturelle est à la société démocratique ce que la diversité biologique est à l’écosystème. De la même manière et par les mêmes mécanismes, la diversité culturelle est menacée comme l’est la diversité biologique et il est urgent de se mobiliser pour la défendre.
Le samedi 31 mars auront lieu dans plusieurs villes, en Occitanie, Alsace, Corse, Catalogne, Pays Basque et Bretagne des rassemblements pour demander un statut officiel des langues historiques de l’Hexagone. Cette loi linguistique est une vieille promesse sans cesse reniée, de François Mitterrand à Nicolas Sarkozy. Elle est pourtant un outil indispensable pour permettre l’épanouissement et le développement de ces langues, dans un monde où la moitié des 6000 langues connues est aujourd’hui menacée de disparition.
Les langues ne sont pas que le véhicule des idées et des cultures, elles constituent également une de leurs matrices et une de leurs principales expressions. C’est d’autant plus évident dans le cas de la langue bretonne, sur laquelle se fondent directement des pans essentiels de l’identité et de la culture bretonne.
Chaque langue portant en elle une vision du monde, la défense de la diversité linguistique et culturelle est un élément central de la lutte contre la globalisation et le centralisme. Ce rouleau-compresseur de l’uniformisation culturelle fait de nous des consommateurs standardisés et dociles, en lieu et place de citoyens acteurs et solidaires, riches de leurs différences et de leurs regards croisés sur le monde.
En ces temps de grands changements à venir et de crises profondes, l’uniformité sera un handicap pour l’adaptation des territoires. Alors que la diversité sera un avantage quand il nous faudra imaginer pour la Bretagne des solutions multiformes à ces crises et à ces bouleversements.

 

Pour toutes ces raisons, le MBP, appelle ses membres et sympathisant(e)s à participer nombreux à la manifestation qui aura lieu le samedi 31 mars, à Kemper, à 14H30, pour la reconnaissance officielle de la langue bretonne et pour une politique linguistique ambitieuse et efficace et enfin pour que la région Bretagne dispose de pouvoirs plus importants.

 

La télévision a ceci de formidable qu’elle donne des gens qui s’y risquent une image parfois plus expressive et plus parlante qu’une longue déclaration d’intention dont les hommes politiques sont parfois friands. Mercredi soir, la chaine bretonne Tébéo diffusait un débat sur l’élection présidentielle. Sur le plateau, les différentes forces  politiques du Finistère étaient représentées : UMP, PS, Modem, EELV, PCF et la gauche régionaliste par Christian Troadec, maire de Carhaix. Vers la fin de l’émission, Christian Troadec est parvenu à glisser dans le débat, soutenu par Janick Moriceau d’EELV, la question de la réunification de la Bretagne mais aussi de la ratification de la Charte européenne des langues minorisées… et  bien entendu celle de la manifestation du  31  mars à Kemper en faveur de la langue bretonne.

La télévision a cela de terrible qu’elle permet  aussi de mettre en exergue telle ou telle grimace, moue ou autre signe et mouvement du visage qui en disent long sur le sentiment profond de celui qui ne sait pas forcément qu’une caméra filme sa réaction. Ce fut sans doute le cas des députés  Jean-Jacques Urvoas (PS) et de Jacques le Guen (UMP) au moment où le maire de Carhaix, Christian Troadec, a évoqué le dossier de la réunification de la Bretagne. Les deux députés se sont fendus d’une moue et d’un sourire entendu dont l’image restera sans doute dans l’esprit de ceux qui sont attachés à la Bretagne. Nous savons que sur ce sujet il n’y a rien à attendre de l’UMP et l’attitude de Jacques Le Guen n’étonnera personne. Pour ce qui est de Jean-Jacques Urvoas (notre photo), il s’est à plusieurs reprises déclaré favorable à la réunification. Sa grimace à l’évocation de ce dossier doit-elle être interprétée comme l’expression d’un certain mépris, d’une gêne, d’un brin de suffisance ou plus simplement d’une indolence dubitative face à un sujet qui ne le passionne guère ou le dépasse ? Une chose est certaine, elle n’était pas l’expression d’un élu qui entend se battre bec et ongles  pour que la réunification soit au cœur des débats dans les semaines et les mois qui viennent.

Galv zo a-berzh ar strollad « Breizh war raok » da vonet d’ar vanifestadeg ma vo dalc’het e Kemper d’an31 aviz Meurzh 2012. Goulennet vez, a-c’houde pell amzer, get ar vretoned ha get pobloù bihan arall, un stadud gwir hag ofisiel evit ar yezhoù minorizet. Ar vanifestadeg-se a ziskouezo nerzh ha c’hoant ar pobloù bihan da vout anavet ha gwelet evit tud par doc’h ar re arall. Emañ Bro Frañs bro gwirioù Mab-den sañset, neoazh, e vez nac’het get he stad sinañ karta ar yezhoù bihan ha testennoù european arall a-seurt. Mar faota deomp un nerzh nevez evit hor yezhoù, koñdisionoù labour gwir a-barzh ar skolioù brezhonek, ur stadud hag un za-vont evit ar brezhoneg eh emañ poent bras goulenn groñs get ar Stad cheñchel politikerezh. Pouezus vo ar vanifestadeg-se, dalc’hed e-pad ar c’hourz « rak-dilenadegoù », evit diskouez eh omp prest da zifenn hor yezh, hor sevenadur, da lâret eo hon idantelezh.

Deomp holl a gevred da Gemper d’ar Sadorn31 aviz Meurzh 2012.

Le groupe « Mouvement Bretagne Progrès » appelle à manifester à Quimper le 31 mars 2012. Les bretons et d’autres peuples demandent qu’il y ait un vrai statut pour les langues minorisées de France. Grâce à cette manifestation nous pourrons montrer notre détermination et notre volonté d’être reconnus et considérés égaux. La France se dit le pays des droits de l’homme, cependant, son état ne signe pas la charte des langues minoritaires ainsi que d’autres textes européens s’y rattachant. Si nous voulons qu’une nouvelle force soit donnée à nos langues, des conditions de travail décentes dans les écoles en breton, un statut et un avenir pour la langue bretonne, il est temps de demander fermement à l’Etat de changer sa politique linguistique. En ces temps préélectoraux, cette manifestation marquera un tournant dans la défense de notre langue, notre culture, c’est-à-dire notre identité.

Christian Troadec en compagnie de François Hollande lors des dernières Vieilles Charrues.

 

C’est aussi au nom du soit disant coût du service public que l’Etat en 2008 a voulu fermer la maternité et la chirurgie de l’hôpital de Carhaix. Nous nous sommes battus pour maintenir nos droits et nous avons gagné. Je le dis clairement, je suis contre la diminution des rotations de l’avion qui relie Ouessant au continent. Il faut maintenir les choses en l’état ou trouver une solution qui soit partagée par tous. Je l’ai fait savoir à plusieurs reprises lors des séances du conseil général à Quimper. Je suis pour le maintien des rotations telles qu’elles existaient avant le nouveau cahier des charges. Si l’on veut maintenir des populations sur les iles et lutter contre le phénomène des résidences secondaires il nous appartient de renforcer le service public et la continuité territoriale et non pas les diminuer. Il en va de notre responsabilité. Il est temps que les principaux acteurs de ce dossier retrouvent la voie du dialogue pour trouver une issue à ce problème qui n’aurait jamais dû  voir le jour. Une solution devient urgente.

                                                                                                                                             Christian Troadec

                                                                                                                                Conseiller général du Finistère