Et maintenant au boulot !

Christian Troadec et Christian Derrien lors de la soirée électorale du second tour.

A la suite des cantonales le MBP (Mouvement Bretagne et Progrès) ne peut que se réjouir des résultats obtenus et de la stratégie pragmatique mise en place pour cette campagne. Deux élus MBP siègeront dans deux départements différents. Christian Derrien – canton de Gourin – dans le Morbihan, prendra toute sa place dans l’opposition de gauche départementale face au nouveau président UMP, le Villepiniste François Goulard. Il mènera avec ses partenaires une opposition constructive, mais déterminée. Gageons qu’il saura être également un bon ambassadeur du Kreiz Breizh (Centre-Bretagne) dont il a été beaucoup question pendant la campagne au terme de laquelle il sort tout de même un vice-président UMP, créant pour certains la surprise de cette élection morbihanaise.

Christian Troadec, pour le canton de Carhaix, siègera dans les rangs de la majorité de gauche emmenée par Pierre Maille, le président sortant de l’assemblée. Le PS, à lui seul, compte pas moins de 36 conseillers généraux issus du parti socialiste. Quatre conseillers « divers gauche » dont un MBP viennent renforcer cette majorité confortable. L’assemblée compte 54 conseillers généraux, avec seulement 14 de droite.

Le maire de Carhaix, 45 ans ces derniers jours, s’est déclaré disponible pour prendre des responsabilités au département. La réponse est donc entre les mains du PS et notamment du président Maille. Ce serait un signe fort d’ouverture et de respect des différences à gauche si le PS acceptait d’associer Christian Troadec à son travail pour le Finistère.  A l’heure où l’on s’interroge sur les modes de scrutin, sur la réforme territoriale de Sarkozy et sur le meilleur moyen de rassembler l’ensemble de la gauche pour 2012 afin de battre Nicolas Sarkozy, ce serait aussi un message positif à cette électorat de gauche du premier tour qui – par la faute d’un mode de scrutin dépassé – n’est pas directement représenté à l’assemblée départementale. Par ailleurs, nous ne serons pas trop nombreux et nous aurons besoins de toutes les bonnes volontés pour lutter contre la fracture territoriale  entre l’est de Bretagne (Rennes et Nantes) qui se développe  et l’ouest à la peine, avec les conséquences économiques et sociales que l’on sait. Nous avons le devoir de lutter contre la « finistérisation » de la pointe de la Bretagne.