Archives de catégorie : Société

Pour un collège rénové proche des réalités et au service des élèves

Une fois de plus, le gouvernement met en chantier une énième réforme des collèges dont la caractéristique principale reste une vision centralisée et uniforme des problèmes actuels vécus par les collégiens, leurs parents et les enseignants.

Depuis une trentaine d’années, les collectivités locales ont en charge les collèges mais uniquement les bâtiments et le matériel (il faut dire qu’avant 1981, c’était le ministère à Paris qui s’occupait de tout , y compris de la couleur des murs des salles de classe…) et le bilan est largement positif notamment en Bretagne.

Il est désormais temps de passer à une nouvelle étape qui permettra de répondre aux besoins réels des collégiens en tenant compte des réalités locales sociales, culturelles, linguistiques: au lieu de perdre du temps et de l’énergie dans une réforme dogmatique généralisée, la solution à de nombreux problèmes passe par la mise en place d’une gestion décentralisée des collèges et d’une régionalisation des programmes.

La Bretagne devrait d’ailleurs être la première région d’expérimentation de ces mesures du fait de son système éducatif particulier et de ses caractéristiques propres en matière sociale, culturelle et linguistique.

Il en va de l’avenir de nos collégiens et de leur meilleur épanouissement dans l’environnement qui est le leur en Bretagne.

Pour le MBP,
Christian Troadec
Maire de Carhaix
Conseiller départemental du Finistère

Pour une Bretagne universitaire cohérente

Le regroupement d’universités dénommé « Bretagne Loire » constate avec amertume qu’il ne recevra aucun crédit de l’Etat au titre des investissements d’avenir.

On avait cru comprendre que la création de ce regroupement des universités bretonnes et de celles d’Angers et du Mans avait justement pour but de récupérer des financements d’Etat complémentaires. C’est donc un échec avéré de la logique « Grand Ouest » prônée par quelques notables et relayé malheureusement par les responsables des universités des 5 départements bretons.

Une fois de plus, on ne peut que constater que cette logique de fusion Bretagne – Pays de Loire est totalement contre-productive et joue contre les intérêts mêmes de la Bretagne et des régions voisines.

L’excellence universitaire ne peut se développer que sur un territoire cohérent et dans un environnement économique, social et culturel basé sur de fortes solidarités, ce qu’est la Bretagne dans la globalité de ses 5 départements.

Il est grand temps que la réunification de la Bretagne soit réalisée, y compris au niveau de l’enseignement universitaire : c’est de l’intérêt des enseignants, des chercheurs, des étudiants et de l’ensemble des citoyens.

Pour le MBP,
André Lavanant
Président

Extraction de sable en baie de Lannion, c’est à la Bretagne de gérer le dossier

Communiqué de Christian TROADEC

Face aux nombreuses oppositions au projet d’extraction de sable en baie de Lannion, le ministre Macron propose un compromis boiteux qui ne répond pas aux nombreuses questions soulevées par les principaux acteurs économiques et associatifs locaux. Je rappelle que j’ai participé à la dernière manifestation à Lannion qui s’est tenue contre ce projet.

Une fois de plus, une question économique et environnementale bretonne est traitée sur les bords de Seine par l’administration centrale alors que ce dossier aurait du être discuté, évalué et traité avant tout par les collectivités bretonnes au premier rang desquelles le Conseil régional de Bretagne.

C’est un nouvel exemple de l’urgence à mettre en place un véritable pouvoir régional responsable devant l’ensemble des habitants de Bretagne et capable de gérer au mieux les intérêts économiques et environnementaux de la région.

Christian TROADEC
Maire de Carhaix
Conseiller départemental du Finistère

Contact: 06 08 63 61 68

DÉDICACE : Christian TROADEC – Itinéraire d’un homme pressé

CHRISTIAN TROADEC, des Vieilles Charrues aux Bonnets rouges. – Itinéraire d’un homme pressé

DÉDICACE : le samedi 27 décembre 2014 de 10h à 12h à la maison de la presse de Chateaulin.

DÉDICACE : le samedi 20 décembre 2014 de 10 h 30 à 12 h à la librairie maison de la presse de Carhaix, carrefour du Kreiz Ker avec Charlie Grall accompagné de Christian Troadec.

CHRISTIAN TROADEC « J’ai toujours pensé que j’allais mourir jeune ! C’est pourquoi je me disais qu’il fallait agir vite… », confiait Christian Troadec à quelques-uns de ses proches, il y a peu de temps encore. Surprenante idée dans la tête d’un homme très empreint du monde rural qui l’a vu grandir. Un univers rythmé par les saisons et les récoltes et où d’ordinaire on sait qu’il faut laisser du temps au temps. Faut-il voir dans ce pressentiment irraisonné l’explication à son côté « bulldozer », toujours pressé, parfois hyperactif que la presse se plaît souvent à décrire ou à brocarder dans les innombrables articles qui lui ont été consacrés entre la création du festival des Vieilles Charrues et l’étonnant mouvement des Bonnets Rouges ? Comment comprendre en effet cette boulimie d’actions politiques qui caractérise le fondateur des Vieilles Charrues sans rechercher au plus profond de lui, de son histoire, le moteur de ce parcours étonnant et inédit en Bretagne.
Ce livre retrace l’itinéraire de Christian Troadec, le maire de Carhaix, son parcours professionnel et politique, ses actions pour l’emploi, le développement économique, social, culturel dans une Bretagne qu’il souhaite émancipée, « plus forte, plus solidaire, plus juste… ».

L’auteur : Charlie Grall est journaliste et a collaboré au Télégramme, à Ouest-France, à Bretagne Hebdo… Il a publié plusieurs livres sur la Bretagne. Résidant à Carhaix, il disposait d’une place privilégiée pour suivre le parcours de Christian Troadec.

Vient de paraître aux éditions Coop Breizh :

160 pages
155×220 mm
édité chez : COOP BREIZH
Réf : 346686
Prix : 15€
Commander ce livre sur le site de l’éditeur >>

Intervention de C. Troadec au CG29 du 18/12/2014

Intervention de Christian Troadec au Conseil Général du Finistère du 18 décembre 2014

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Permettez-moi tout d’abord, Monsieur le Président, de vous souhaitez à vous, à vos proches, à l’ensemble des élus de cette assemblée et à l’ensemble des personnels de cette maison, d’excellentes fêtes de fin d’année. Ces moments de quiétude sont importants dans un monde toujours en mouvement et où les crises économiques et sociales exposent les plus fragiles à bien des difficultés. Mes pensées vont donc aussi tout naturellement à celles et ceux qui souffrent du chômage, de la précarité, de la solitude ou de problèmes de santé.

Monsieur le Président, nous nous réunissons ce jour du jeudi 18 décembre 2014 marqué par la venue du premier ministre, Emmanuel Valls en Finistère. Je ne reviendrai pas sur ce que j’ai pu dire il y a un an sur le Pacte d’avenir. La coquille vide ne s’est guère remplie depuis surtout si l’on rappelle que la Bretagne est la région qui touche le moins de dotation par habitant de l’Etat de toutes les régions françaises. Mais je crois que la Bretagne attendait plus. Le pacte d’avenir ne s’est en effet pas accompagné du volet institutionnel, volet crucial pour créer les conditions du redémarrage de l’économie et apporter les moyens indispensables en terme politique et financier à la Région Bretagne.
Je ne crois pas d’ailleurs qu’en réservant sa visite à deux métropoles, Brest et Rennes, le premier ministre ait fait un choix judicieux. Il rappelle par là sans aucun doute que les moyens financiers, les crédits iront désormais aux métropoles alors même que la Bretagne est polymorphe, constituée de petites communes et de villes moyennes avec un excellent maillage du territoire. Ce n’est pas bon signe pour les territoires ruraux. Le département du Finistère en fait partie.
La question de la régionalisation de la France ne sera donc pas abordée. La métropolisation vient même la contrarier, la contrer. Deux visions opposées en fait de l’aménagement du territoire. Je continue à penser qu’il est indispensable de décentraliser l’un des Etats les plus centralisateurs d’Europe. Il faut libérer les énergies dans les territoires. La solution pour créer de la richesse, de l’emploi, innover, aller de l’avant passe par là. Et cela devrait évidemment s’accompagner de la réunification de la Bretagne, avec Nantes dans la Bretagne administrative. Nous deviendrions la première région maritime d’Europe ! Que d’occasions gâchées, Monsieur le Président.

Et je vous le dis tout net, je suis triste à la lecture de la presse et des propos de Nathalie Sarrabezolles, notre collègue qui pourrait être amenée à d’éminentes fonctions, quand elle dit : « Je ne crois pas à Nantes dans une Bretagne administrative à 5 ». Pour ma part, au contraire, j’ai toujours pensé qu’il nous fallait être offensif sur cette question. Qu’il en va du développement global de la Bretagne, du respect de son histoire et de son identité. Et que le tout est lié. J’avoue même que le propos est blessant à l’égard des dizaines de milliers de militants de la gauche bretonne qui ont cru pendant plus de 40 ans que le Parti socialiste permettrait de faire aboutir ces questions fondamentales portant sur la reconnaissance des droits du Peuple breton. Que ce soit sur la réunification ou la ratification de la charte des langues minoritaires. Oui c’est rageant.
Mais nous voilà prévenus. En se souhaitant dans quelques jours une bonne année 2015 nous devrons aussi nous souvenir de ces espoirs déçus, de ces espoirs trahis. 2015 est une forte année électorale. La gauche bretonne est trompée, cocufiée avec cette singulière désinvolture qui caractérise ceux qui n’aiment pas vraiment le peuple. Et certains voudraient en plus lui faire payer la chambre.
Monsieur le Président, mesdames et messieurs, je vous souhaite à nouveau de bonnes fêtes de fin d’année et je précise aussi que je ne participerai pas au débat d’orientations budgétaires, tant celui-ci me semble tronqué et ne permet pas de savoir où les coupes sombres vont être réalisées dans les différentes politiques et objectifs du conseil général du Finistère. A part les grandes masses et grands équilibres on n’y retrouve quasiment aucun élément financier chiffré. Comme je le disais à mon collègue Didier Le Gac à la commission des finances alors qu’il annonçait de grandes coupes dans les budgets : la bonne information des élus doit s’accompagner d’éléments réels de connaissance. Il ne suffit pas de dire qu’il y aura des coupes sombres, mais nous préciser lesquelles et tout de suite afin que nous puissions les corriger, argumenter lors de la construction du budget.
Débattre ici sur des éléments qui seront en réalité décidés à quelques-uns dans un bureau ne me semble guère opportun. Il ne nous reste plus qu’à attendre le vote du budget.
Voilà, Bonnes fêtes de fin d’année ! Nedeleg laouen ha bloavezh mat !

Christian TROADEC
Maire de Carhaix
Conseiller général du Finistère

Dégradations sur le local du PS à Carhaix – Le maire, Christian Troadec, condamne

Rien ne peut justifier qu’on s’en prenne aux locaux d’une organisation politique qui participe à la vie démocratique de la société. Je condamne donc fermement les dégradations commises sur le local du PS à Carhaix et j’invite ses acteurs à réfléchir aux conséquences de leurs actes à moins qu’il ne s’agisse d’une provocation ? Ce qu’on ne peut exclure. La situation politique et sociale catastrophique de la France, à laquelle le gouvernement répond par un immobilisme affligeant ou des réformettes sans lendemain, l’humiliation faite aux Bretons aussi bien dans les domaines politiques, économiques, culturels ou sociaux, l’absence de perspective d’avenir ressentit pas un grand nombre de nos concitoyens, la violence latente et le risque d’explosion sociale que l’on sent monter dans la société, ne peuvent en aucun cas justifier ces dégradations. Le combat politique doit se mener dans les urnes et à travers un débat démocratique, sans ce type de violence inutile et trop facilement récupérable par certains.

Christian TROADEC
Maire de Carhaix
Conseiller général du Finistère

La bataille des îles du 56 : la solidarité ou le marché

Intervention de Christian DERRIEN au Conseil Général du Morbihan sur la tarification des liaisons maritimes dans le 56

SESSION DÉPARTEMENTALE DES MARDI 18 / MERCREDI 19 NOVEMBRE 2014

Monsieur Christian DERRIEN
Conseiller Général du canton de Gourin

Délégation de service public – Liaisons maritimes

Monsieur le Président, chers collègues,

Je laisserai le soin à mes collègues du littoral, davantage spécialisés que moi, d’intervenir sur les aspects techniques et financiers des liaisons maritimes. Nous avons la grande chance d’avoir encore aujourd’hui des représentants des îles dans notre assemblée.
Cependant, je tenais à m’exprimer en tant que conseiller général du nord-ouest rural du département, me sentant proche des îliens dans cette crise, qui au final pose la question de fond du maintien du service public du transport des personnes et plus généralement celle de l’aménagement de notre territoire, en
l’occurrence départemental.

En tant que membre de la CIETEM, notre commission en charge des infrastructures et des transports, j’ai récemment assisté lors de la dernière réunion à l’intervention d’Yves Brien, notre élu de Belle-île, membre du groupe de gauche, expliquant concrètement dans le détail aux conseillers généraux de la commission, les conséquences extrêmement néfastes du nouveau contrat de la
DSP et de l’application de la nouvelle grille tarifaire aux liaisons maritimes. C’était mercredi dernier.
Mais j’ai été sidéré de constater, lors de ces échanges avec nos collègues de la majorité, très attentifs aux arguments de notre collègue car soucieux de comprendre ce qui avait pu conduire à la situation actuelle, qu’ils découvraient, à seulement quelques jours du vote en session, la réalité et les incidences
catastrophiques de leurs choix pour l’avenir de nos îles. Comme si la logique comptable bureaucratique leur avait complètement occulté la réalité humaine et sociale des îles.

Car, que ce soit sur le plan humain, social ou économique, les décisions prises aujourd’hui, qui de fait valideront des hausses impressionnantes et scandaleuses des tarifs, remettront fondamentalement en cause le maintien des populations sur ces îles. Nos récentes visites sur place à Groix et Belle-île à la rencontre des îliens en ont témoigné.

Ceci pour de nombreuses raisons, dont je n’en énumérerai que quelques unes :
– Les familles et les enfants des îliens hésiteront désormais à se rendre sur les îles pour entretenir les liens avec leurs proches,
– Sur le plan économique, tout le monde a compris qu’avec la nouvelle grille tarifaire c’est l’ensemble de l’économie insulaire qui sera mise à mal. Le malaise sur l’île est généralisé : le boulanger de l’île de Groix qui stoppe son projet d’extension, l’entreprise de bâtiment qui annonce son départ, le restaurateur de Belle-île qui réduit ses jours d’ouverture, le maraîcher qui envisage l’arrêt de son activité, etc, etc. La liste est loin de s’achever là. Bref, c’est l’ensemble des professions des îles qui est brutalement fragilisé.
– Même en matière de politique de santé, les professionnels de l’île tirent la sonnette d’alarme. Face à une évolution préoccupante de l’état sanitaire de l’île, le Conseil Général a signé l’an passé avec l’ARS un Contrat local de santé dans lequel il est fortement préconisé « l’amélioration des transports ». Où est la cohérence ?

Enfin, je tenais à rapporter ces propos très inquiétants d’un médecin de Belle-île qui nous alerte, je le cite, « sur cette situation de crise qui renforce les sentiments d’abandon, d’exclusion, d’isolement qu’il constate désormais chez des centaines de Bellilois. »

C’est bien d’une approche globale dont il s’agit, et avant de prendre une décision aussi importante que celle d’aujourd’hui, il faut tout de même se poser les questions de fond :
– Voulons-nous maintenir nos populations sur les îles ?
Dans ce cas il nous faut, à partir du principe de solidarité, engager les moyens nécessaires pour y parvenir.
– Ou à l’inverse considérons-nous qu’elles sont trop coûteuses ?
Alors, cette fois, on fera le choix de la logique uniquement comptable et gestionnaire qui effectivement organisera la désertification et l’abandon des îles.

Dans ce cas, à terme nous mettrons fin aux aides de péréquation et de compensation nécessaires et nous laisserons le marché structurer l’offre et la demande. Ce qui conduira inévitablement au départ des populations autochtones, pour laisser la place à un marché résidentiel de luxe. Est-ce le souhait du département ?

Rappelons simplement que le principe de solidarité nécessite un vrai engagement concret. L’exemple de notre voisin et département littoral qu’est le Finistère est très révélateur : il engage plus de 8 millions d’euros annuels dans ses liaisons maritimes, fonctionnement et investissement compris, pour une population d’un peu plus de 1000 habitants. Le Morbihan en engage 5,2 millions d’euros pour une population de 8000 habitants. Le rapport est sans appel.
Rappelons également, cette fois du côté recettes, que le tourisme représente 11% du PIB du Morbihan et qu’il génère près d’1 milliard d’euros de consommation. Les îles jouent un rôle majeur dans cette économie. Il faut cesser de percevoir les îles comme coûteuses.

Nous avons échangé sur cette différence de traitement des îles, entre le Morbihan et le Finistère en commission infrastructures et transports. Il nous a été répondu que notre département faisait le choix des routes. Certes, elles sont importantes notamment lorsqu’elles sont déployées dans une approche équilibrée du territoire.
Mais c’est l’ensemble des liaisons qui doivent être concernées, liaisons maritimes comprises.

Nous sommes effectivement face à de vrais choix : la solidarité ou l’abandon, l’aménagement du territoire ou la concentration métropolitaine, un vrai service public de transports ou une délégation livrée au marché.

La population ne s’y trompe pas. Si aujourd’hui la mobilisation est à tel niveau, et je pense qu’elle vous a tous surpris, (rappelons que des femmes de Groix sont en grève de la faim), c’est que les îliens savent que l’enjeu est là : la solidarité ou le marché. Et ils savent mieux que tout le monde, qu’ils seront sacrifiés si le politique ne régule pas la situation.

Nous savons tous que les solidarités qui ont vu le jour dans l’après-guerre avec notamment le Conseil National de la Résistance, se défont actuellement au fil des années.
Je ne m’engagerai pas dans l’analyse des causes profondes de cette évolution malheureuse, mais ce dont on peut être certain, c’est que les choix politiques en sont par définition largement responsables.
Les logiques néolibérales sont désormais aux portes des îles, accompagnées par le groupe de la majorité du Conseil Général du Morbihan. Votre décision d’aujourd’hui va, au final, engager l’avenir de nos îles du Morbihan.

Je pense que vous n’avez pas suffisamment mesuré l’état d’esprit des populations îliennes face à vos choix. Je crains fortement que, malgré les récentes améliorations de la grille tarifaire, de nombreux aspects restent inacceptables notamment pour les familles des îliens ainsi que pour les entreprises qui contribuent les unes et les autres au bon fonctionnement de l’économie insulaire.
Le moratoire est une nécessité, un devoir pour les responsables politiques face à une situation aussi explosive, qui démontre le décalage énorme entre des décisions d’élus et la réalité quotidienne des gens. C’est sans doute ce qui fait le malheur de la désaffection du politique par les citoyens.
Il est urgent au Conseil Général de se ressaisir, de ne pas voter la délégation de service public (DSP) qui nous est proposée aujourd’hui et surtout d’engager en urgence une véritable concertation avec les communautés insulaires rassemblant les élus, les acteurs économiques et les usagers.

Mesdames, Messieurs les Conseillers Généraux de la majorité, nous comptons sur vous. Je vous remercie d’avance.

Liaisons maritimes. Christian Troadec et Christian Derrien à Belle-Ile

Christian Troadec, maire de Carhaix , conseiller général du Finistère, et Christian Derrien, maire de Langonnet, conseiller général du Morbihan, étaient à Belle-Ile le vendredi 14 novembre 2014.

Deux conseillers généraux bretons sont à Belle-Ile ce vendredi matin pour apporter leur soutien au mouvement des Cirés jaunes, qui s’opposent au projet de nouvelle grille tarifaire pour la desserte maritime : Christian Troadec, maire de Carhaix et conseiller général du Finistère, et Christian Derrien, maire de Langonnet et conseiller général du Morbihan.

Dans la même optique, ils avaient déjà fait le déplacement à Groix, fin octobre. Les deux conseillers généraux ont débarqué ce vendredi, à 9h, à Palais, accueillis par Frédéric Le Gars, le maire. Ils participent en ce moment à une réunion à huis clos à la mairie, à laquelle prennent part élus et trois membres du collectif des Cirés jaunes.

Christian Troadec est également l’un des leaders du mouvement des Bonnets rouges.

Lire l’article de Ouest-France du 14/11/2014 : Liaisons maritimes. Christian Troadec et Christian Derrien à Belle-Ile : http://www.ouest-france.fr/liaisons-maritimes-christian-troadec-et-christian-derrien-belle-ile-2974599