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Charte européenne des langues, télévision bretonne… le MBP demande à rencontrer F. Hollande à Quimper.

hollandeLe MBP vient de demander à rencontrer le président François Hollande, de passage à Quimper. Voici le courrier qui lui a été adressé :

Monsieur le Président de la République,

 Vous venez en Bretagne inaugurer une de nos illustres entreprises, Bolloré,
dans le Finistère, terre bretonnante et nous vous souhaitons la bienvenue. 
A cette occasion, auriez-vous l’obligeance de nous accorder un entretien
portant sur l’avenir, en France, de la Charte européenne des langues
régionales et minoritaires ?
En effet la ratification de la charte susnommée était prévue dans vos
engagements de candidat à la Présidence de la République en Mai 2012.
Contre toute attente vous avez, depuis, suivi l’avis défavorable du Conseil
d’Etat.
Par ailleurs, le Parlement européen vient de voter le rapport du député
François Alfonsi pour le soutien aux langues régionales ou minoritaires en
danger.
Dans ce contexte, nous sommes préoccupés par l’absence de mesures de justice
prises par la France au bénéfice de ses langues régionales. Nous
souhaiterions vous dire l’inquiétude de nos compatriotes et des nombreuses
associations qui se dévouent pour le breton, comprendre les blocages, et
échanger sur les solutions d’avenir.
Dans ce registre, 24 parlementaires bretons, principalement PS,  ont
interpelé en janvier dernier la Ministre de la Culture et de la
Communication, Aurélie Filippetti, sur la possible création en Bretagne d’
une chaîne publique de télévision comme il en existe déjà une en corse, Via
Stella. Cet outil moderne de communication pourrait être un des vecteurs de
la sauvegarde de la langue bretonne à laquelle vous êtes certainement
attaché, puisque vous vous étiez engagé à faire ratifier la Charte
européenne des langues minoritaires. Or, nous sommes sans nouvelle de l’
évolution souhaitée par le gouvernement dans  ce domaine précis ou pourtant
il ne devrait pas y avoir d’obstacles institutionnels.
Vous remerciant de votre attention,

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’expression de notre
haute considération. 

Christian Troadec                              Christian Derrien

Maire de Carhaix                               Maire de Langonnet

Conseiller général du Finistère          Conseiller général du Morbihan

P.o. :   André Lavanant

           Secrétaire général du MBP

Le MBP interpelle la Région sur la télévision en Bretagne

Christian Derrien, maire de Langonnet, conseiller général de Gourin.
Christian Derrien, maire de Langonnet, conseiller général de Gourin.

Alors que la plateforme Galvpondi es toujours sans réponse à sa demande d’entrevue adressée au président du Conseil Régional ainsi qu’à Jean-Michel Le Boulager en charge de la culture et du dossier de la  télévision en Bretagne, le MBP vient d’écrire à ce dernier.

« Monsieur le vice président,
Auriez-vous l’obligeance de nous accorder un entretien afin d’apporter notre
contribution à la réflexion en cours sur un média TV en Bretagne ?
En effet suite au vœu émis par le Conseil régional 14 Décembre 2012 « Pour
un média TV qui permette de parler de toute la Bretagne à tous les Bretons
», vous avez constitué une commission de consultation dont vous assurez la
présidence.
Vous avez eu l’occasion de faire savoir qu’elle rendrait ses conclusions à
la fin de l’année en cours, le terme approche donc.
Vous remerciant de votre attention,
Nous vous prions de croire, Monsieur le vice président, en l’expression de
toute notre cordialité. »

Christian Troadec                              Christian Derrien

Maire de Carhaix                               Maire de Langonnet

Humeur. Demain ils trinqueront à la même table !

Humeur

 « Quand Sans_issule Conseil d’ Etat dit niet à l’engagement n° 56 du candidat François Hollande concernant la ratification par la France de la Charte européenne des langues minoritaires ou minorisées, engagement validé par le suffrage universel – faut-il le rappeler ? – le gouvernement déclare ne pouvoir passer outre à l’avis de l’assemblée consultative, faisant fonction de tribunal administratif central.

Quand le même Conseil d’Etat annule l’interdiction de culture du maïs transgénique, les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement rappellent aussitôt  » l’engagement du gouvernement de maintenir le moratoire sur la mise en culture des semences OGM  « ,  moratoire renouvelé en 2012 par le gouvernement Fillon.

Il apparaît donc que les avis du Conseil d’ Etat ne sont pas aussi intangibles. La volonté politique d’un gouvernement démocratiquement élu peut logiquement s’imposer. Dans le cas de la Charte des langues, l’avis du Conseil apparaît dès lors comme un alibi pour justifier le renoncement à un engagement figurant explicitement dans le programme du président  de la République. ».

Il fallait le dire. Mais lorsque c’est Herri Gourmelen, un des « grands pontes » de l’UDB électoralement alignée sur le PS qui le dit, c’est encore mieux et presque touchant. Car, est-il vraiment nécessaire de rappeler le silence complice des ministres « bretons », Jean-Yves Le Drian et Marylise Lebranchu, membres de la majorité du conseil régional de Bretagne au même titre que Herri Gourmelen ? Et demain, pour les élections municipales ou régionales par exemple, on trinquera à la même table comme si de rien n’était ! Pendant ce temps là, elle se meurt la langue bretonne !

« Vol au-dessus d’un nid de coucous »

Nous vguz_seaskaous invitons à prendre connaissance d’un article publié dans l’excellent journal Enbata,  enbata.info sur la toile, publié à Bayonne. L’adjointe au maire écologiste de Bayonne, Martine Bisauta, y donne son sentiment sur les différents obstacles qui jalonnent la revendication d’une collectivité territoriale pour le Pays Basque Nord. Toute ressemblance avec la Bretagne et par exemple le cheminement laborieux de la plateforme « Libérons les énergies en Bretagne »  serait de mauvais goût… Il n’en reste pas moins que ce qui se passe au Pays Basque nous interpelle, comme par par exemple l’occupation par Seaska, l’équivalent de Diwan en Bretagne, des locaux du PS à Bayonne (voir 7 seizh.info) pour réclamer une loi pour protéger enfin les écoles comme Seaska ou Diwan utisant la pédagogie par  immersion.

« Coluche disait: “A la fin de la réponse, tu comprends même plus la question que t’as posée!” C’est un peu ce qui nous arrive dans l’interminable débat parlementaire dans lequel le projet de Collectivité territoriale est plongé.
Après un travail sérieux et exhaustif, le Pays Basque s’est doté d’un rapport sur son avenir institutionnel qui fait apparaître qu’il existe une disposition dans le droit français qui correspond à ses besoins et qui peut permettre une évolution efficace et démocratique du dispositif en place. Cela s’appelle une collectivité territoriale dotée d’un statut particulier, qui n’est ni un département ni une région. Cela existe déjà dans l’Hexagone et cela va se faire maintenant pour la Communauté urbaine de Lyon, entraînant au passage la scission du département du Rhône.
La demande est limpide. Mais les voies du pouvoir sont impénétrables et, une fois de plus, le choix a été fait de doter le Pays Basque d’un machin qu’il ne souhaite pas.

Solutions d’opportunité pour calmer le jeu et semer le trouble
Au nom du jacobinisme triomphant dans les travées des Assemblées, on nous a concocté une solution intermédiaire destinée à nous faire patienter un ou deux siècles supplémentaires, un objet politique pas vraiment identifié, qui présente beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages pour la bonne gestion des politiques publiques sur ce territoire.
En fait, la réponse gouvernementale est contrainte par les attaques violentes de nombres d’élus, notamment socialistes, qui combattent avec une hystérie pathologique toute reconnaissance du Pays Basque. Le cas de Lyon est significatif: ce qui est possible sur les bords du Rhône est rédhibitoire sur les bords de Nive et d’Adour. Le problème est là et seulement là! Tout le reste n’est que littérature! Et cela, dans un contexte où les hostilités reprennent contre Seaska, où les engagements sur la signature de la Charte européenne sur les langues régionales sont remis aux calendes grecques! Alors de façon brouillonne on concocte des solutions d’opportunité destinées à calmer le jeu et surtout à semer un trouble dévastateur sur le mode “un tiens vaut mieux que deux tu l’auras”. On connaît le film et on nous permettra de ne pas applaudir à la fin!

Pourquoi c’est toujours JAMAIS quand il s’agit du Pays Basque ?
Au moment où ces lignes sont écrites, je ne peux préjuger des nouveaux soubresauts qui risquent de se produire dans les jours qui viennent. Il se peut que la proposition du gouvernement soit mise à mal à l’Assemblée nationale alors qu’elle a passé les fourches caudines du Sénat! Et de façon encore plus surprenante, la remise en question pourrait venir de la même famille politique que celle qui a inventé la solution… Vous suivez toujours?
Je comprends vos interrogations, votre état de sidération et, au bout du compte, votre désarroi devant la pièce qui se joue sous nos yeux et qui donne de ces jeux politiques une infernale vision.
Il va falloir se bouger. A cet autisme permanent doit répondre une mobilisation sans faille, il faut arracher une réponse à cette lancinante question: pourquoi c’est toujours JAMAIS quand il s’agit du Pays Basque ? ».

André Lavanant : lettre ouverte à François Hollande

hollandeMonsieur François Hollande, Président de la République,

 Monsieur le Président,

 Comment peut-on en une année passer de candidat prometteur à Président menteur ?

 Votre programme s’écrivait en 60 engagements – donc tout compte fait pas si nombreux que cela pour un pays de 65 millions d’habitants – j’en avais déduit qu’ils avait été bien pensés, débattus, décidés, et que, le 56ème  (la charte européenne des langues miniritaires) allait bénéficier du respect de votre parole écrite.

Moins d’un an après, vous déclarez l’impossibilité constitutionnelle de l’exécuter.

 Monsieur François Hollande, Président naïf ? Je n’y crois pas !

Monsieur François Hollande, Président démagogue ? Pourquoi pas en période électorale ! C’est somme toute un défaut humain assez classique dans la classe politique !

Monsieur François Hollande, Président menteur ? Quand la mémoire des engagements formels d’un homme averti est si courte, je pense en effet que nous sommes dans le mensonge.

 Vous ne pouvez ignorer que tous ceux qui contribuent au dynamisme de la langue bretonne sont dans l’attente de la ratification de la charte européenne des langues minoritaires et de son préalable, la modification de la constitution.

 En vous figeant sur la déclaration du Conseil d’Etat, vous vous trahissez, visiblement vous trahissez de nombreux élus bretons de vos amis. En tous cas, la trahison est le sentiment personnel que je porte en moi.

 Permettez-moi en conclusion, une question : Monsieur le Président, votre positionnement est-il définitif ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations citoyennes.

André Lavanant

 

31 Mars 2012 tous à Kemper

Galv zo a-berzh ar strollad « Breizh war raok » da vonet d’ar vanifestadeg ma vo dalc’het e Kemper d’an31 aviz Meurzh 2012. Goulennet vez, a-c’houde pell amzer, get ar vretoned ha get pobloù bihan arall, un stadud gwir hag ofisiel evit ar yezhoù minorizet. Ar vanifestadeg-se a ziskouezo nerzh ha c’hoant ar pobloù bihan da vout anavet ha gwelet evit tud par doc’h ar re arall. Emañ Bro Frañs bro gwirioù Mab-den sañset, neoazh, e vez nac’het get he stad sinañ karta ar yezhoù bihan ha testennoù european arall a-seurt. Mar faota deomp un nerzh nevez evit hor yezhoù, koñdisionoù labour gwir a-barzh ar skolioù brezhonek, ur stadud hag un za-vont evit ar brezhoneg eh emañ poent bras goulenn groñs get ar Stad cheñchel politikerezh. Pouezus vo ar vanifestadeg-se, dalc’hed e-pad ar c’hourz « rak-dilenadegoù », evit diskouez eh omp prest da zifenn hor yezh, hor sevenadur, da lâret eo hon idantelezh.

Deomp holl a gevred da Gemper d’ar Sadorn31 aviz Meurzh 2012.

Le groupe « Mouvement Bretagne Progrès » appelle à manifester à Quimper le 31 mars 2012. Les bretons et d’autres peuples demandent qu’il y ait un vrai statut pour les langues minorisées de France. Grâce à cette manifestation nous pourrons montrer notre détermination et notre volonté d’être reconnus et considérés égaux. La France se dit le pays des droits de l’homme, cependant, son état ne signe pas la charte des langues minoritaires ainsi que d’autres textes européens s’y rattachant. Si nous voulons qu’une nouvelle force soit donnée à nos langues, des conditions de travail décentes dans les écoles en breton, un statut et un avenir pour la langue bretonne, il est temps de demander fermement à l’Etat de changer sa politique linguistique. En ces temps préélectoraux, cette manifestation marquera un tournant dans la défense de notre langue, notre culture, c’est-à-dire notre identité.

Ras-le-bol

Cet été, les « tagueurs » ont frappé en plusieurs endroits le long de nos routes. Actes de vandalisme  d’une jeunesse désoeuvrée ? A voir.

Car les slogans relevés çà et là ne sont pas anodins : ici, il ne s’agit pas de barbouillages informes, ces pseudos « oeuvres d’art » qui souillent les murs des particuliers. Car il est notable que dans certains secteurs, aucun de ces slogans n’a été inscrits sur des propriétés privées. Ce sont des ponts, des panneaux, des rails de sécurité, qui ont servi de supports à ces slogans.

Mais ces slogans, quels sont-ils ? Entre Vannes, Lorient et Carhaix, nombre de panneaux ont vu fleurir des slogans du type « Breizh free ». 

Cela fait sourire sans doute de voir associer l’anglais et le breton, mais c’est là un langage « jeune », il faut s’y faire.

Dans le Pays de Retz (Sud de la Loire-Atlantique), un peu partout, on a vu des slogans du type « Loire-Atlantique en Bretagne », etc. Même chose dans la région nantaise.

A St Brieuc, certains slogans ont été plus revendicatifs. Nous avons relevé des slogans du type « Paris ne doit plus décider pour la Bretagne ». Même chose dans les régions de Loudéac et Pontivy, où l’on a vu en plus des messages du type « FLB revient ».

Dans le Morbihan et le Finistère, un peu partout, ce sont des affiches « e-brezhoneg » qui ont été collées sur les panneaux écrits en langue française. Sur le parcours du tour de France, Continuer la lecture de Ras-le-bol

Le législateur « à la heul » (à la traîne)…

Selon Le Télégramme, le Sénat a voté à l’unanimité (UMP, PS, PC Centristes) une proposition de loi visant à autoriser explicitement la pose de panneaux bilingues aux entrées de villes. Outre le fait que rien ne permet de dire que l’assemblée nationale, qui en dernière instance décide, confirmera cette initiative, on peut également se dire que le législateur montre une fois de plus qu’il est véritablement « à la heul », à la traîne, par rapport à la société. En Bretagne en effet, ces panneaux sont en place depuis déjà 30 ans, peut-être plus dans certaines communes, et c’est dans les années 80, pour  répondre aux assauts picturaux et néanmoins  nocturnes de Stourm ar Brezhoneg (SAB)  que des panneaux routiers directionnels bilingues ont également été mis en place sur les grands axes routiers. En dehors de tout cadre législatif. Si le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand pense réellement ce qu’il dit :« Loin de constituer un quelconque repli identitaire, a dit le ministre, la signalisation bilingue est, au contraire, un dévoilement identitaire. Elle nous donne à voir notre pays pour ce qu’il est aussi: le foyer de langues diverses. La manifestation publique des langues de France révèle un des visages de la France. C’est un miroir qui nous renvoie l’image plus fidèle de la nation, politiquement une et culturellement plurielle», qu’il accepte donc que le Parlement étudie une proposition de loi sur les langues régionales. Proposition que Luc Chatel a refusée en son nom, il y peu, devant l’Assemblée Nationale. Les défenseurs des langues régionales ne supporteront pas de démagogie sur un sujet aussi sensible.