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Pôle emploi : Qui commande ?

Il y a quelques mois, une curieuse affaire a défrayé la chronique, dans la région de Loudéac. Une salariée de Pôle emploi âgée de 56 ans a été purement et simplement remerciée après avoir assuré sept contrats CDD en sept ans. 200 autres personnes seraient dans la même situation en Bretagne. Cette affaire suscite bien des interrogations. D’abord, comment une « entreprise publique » comme Pôle emploi peut-elle ainsi multiplier les contrats CDD ? Ensuite, comment cette même entreprise peut-elle ainsi se débarrasser de salariés de cet âge, sacrifiés sur l’autel des économies de bouts de chandelle, sachant qu’elle ne retrouvera pas d’emploi à 56 ans ? Comment par ailleurs peut-on se débarrasser d’une salariée connaissant bien son travail car riche d’une expérience de sept années, qui en son temps a été formée pour cela ? Pôle emploi est d’ailleurs un spécialiste de ces emplois kleenex. Chaque année, des jeunes sont formés pour accueillir et orienter les demandeurs d’emploi. Et au bout de six mois à un an, leurs contrats ne sont pas reconduits, et d’autres sont pris à la place, qu’il faut à nouveau former… Si ça ce n’est pas un gâchis… Et puis une autre question s’impose. Concernant l’affaire de Loudéac, l’intéressée a reçu le soutien du maire de Loudéac, Gérard Huet, du sénateur socialiste M. Kerdraon et surtout, du député de la circonscription, l’UMP Marc Le Fur. Ce dernier a même reçu l’intéressée à sa permanence. Qu’en a-t-il découlé ? Rien. On a proposé un nouveau CDD à la salariée. Je ne doute pas que nos trois politiques ont fait tous les efforts nécessaires et soient intervenus auprès du ministère de tutelle pour remédier à la situation. Mais alors une réflexion s’impose : qui dirige et commande dans ce pays ? Les politiques qui en principe font les lois et, pour ceux qui sont au pouvoir, sont indirectement les « patrons » des dirigeants et des salariés des entreprises publiques (ce sont eux qui dirigent l’Etat, et l’Etat qui emploie ces salariés) ? Ou sont-ce les enarques qui dirigent les ministères, ou encore les cadres régionaux ou locaux de ces entreprises ? Ces questions me rappellent une autre affaire qui remonte à quelques années, quand un ministre de l’Education nationale s’était avoué incapable de dire combien son ministère délivrait de fiches de paie. On n’imaginerait pas un instant une telle situation dans une entreprise privée. Il ne faut dès lors pas s’étonner si l’Etat fonctionne comme un tonneau des Danaïdes et si plus personne ne sait qui y fait quoi…

Y. F. Kersau

Cantonales : Christian Troadec candidat à Carhaix

Christian Troadec, maire de Carhaix, président de la communauté de communes, sera candidat dans le canton de Carhaix pour les élections de mars prochain. II entend défendre une ambition pour le pays de Carhaix à l’image de ce qu’il fait dans sa propre ville. En cette année exceptionnelle avec le 20eme anniversaire du festival des Vieilles Charrues et une étape du Tour de France, le Poher sera sous le feu des projecteurs médiatiques et témoignera de son dynamisme et de sa volonté de maîtriser son destin. Sa suppléante sera annoncée à la fin du mois.

Eric Palud et Marie Donnard candidats à Pleyben

Eric Pallud et Marie Donnard



Eric Palud, 35 ans, conseiller municipal à Pleyben, employé de société de Travaux Publics, pompier volontaire, militant associatif… sera candidat sur le canton de Pleyben pour les prochaines élections cantonales du mois de mars. Sa suppléante, Marie Donnard, commerçante-artisante, demeure à Gouezec où elle achève la construction d’une maison. Elle est membre de l’association   « Il faut sauver Victor » basée dans cette commune. L’emploi et l’économie seront les priorités de cette candidature. Eric Palud et Marie Donnard , membres du MBP, bien implantés sur le secteur, sont d’ores et déjà sur le terrain pour rencontrer les électrices et les électeurs et entendre les aspirations de la population.

Qu’est devenue la Charte des services publics en milieu rural ?

Christian Derrien Maire de Langonnet

Pour mémoire, en juin 2006, le gouvernement de l’époque, dirigé par le Premier Ministre Dominique de Villepin, signait avec les directions de 16 opérateurs nationaux (Poste, SNCF, ANPE, CNAF, EDF, GDF, etc.) et l’Association des Maires de France, la Charte sur l’organisation des services publics en milieu rural.  Cet engagement partenarial faisait suite à une fronde des territoires ruraux qui s’était exprimée dans l’ensemble des régions françaises par la voix des nombreux collectifs locaux de défense des services publics constitués lors des premières fermetures massives annoncées, notamment par la Poste. La Bretagne rurale, avec le Kreiz Breizh, avait été particulièrement active dans cette dynamique de résistance, la plupart de ses services publics étant touchés par les réorganisations.

Cette charte a été annoncée comme le point de départ d’une nouvelle approche de l’aménagement du territoire, soulignant en préambule les enjeux de la présence des services publics en milieu rural « en terme de cohésion sociale et territoriale » et affirmant « la nécessité de promouvoir une politique nouvelle de maintien, d’amélioration et de développement de l’accessibilité et de la qualité des services publics ».

Concrètement, en terme de démarche, la charte prévoit, dès lors qu’il s’agit de modifier l’offre des services de « faire précéder toute réorganisation ou création d’une véritable concertation, animée par le préfet, avec les élus, les opérateurs de service public et les usagers » et « d’intégrer des propositions pour améliorer la qualité ou l’accessibilité du service ».

Dernier point d’importance à rappeler, cinq années plus tard, alors que les territoires ruraux n’ont pas vu l’ombre d’un début d’application des mesures annoncées et que les fermetures de services publics continuent, cette charte souligne l’importance du « rôle du représentant de l’Etat comme garant de ce processus ».

Sans commentaires, simple rappel.

Christian Derrien, Maire de Langonnet.

Découvrez la charte de MBP – kit da welet Karta BWR

Découvrez en 14 articles la chartre de MBP et le fil rouge qui conduira le Mouvement dans sa recherche d’ouverture, de rassemblement pour travailler dans l’avenir à l’émancipation de la Bretagne.

La route est large et peut accueillir, au-dela des étiquettes passées ou présentes, toutes les volontés qui pensent que plus de Bretagne c’est aussi plus de dynamisme, plus de richesse, plus de travail, plus de solidarité…plus de rêves réalisables pour l’ensemble des Bretons.

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P. Guillemot (MBP) face au député UMP

P. Guillemot conseiller communautaire face à l'UMP C. Ménard
Philippe Guillemot, conseiller municipal à Spézet

Délégué communautaire pour le conseil municipal de Spézet à la communauté de Haute Cornouaille (Châteauneuf du Faou) Philippe Guillemot revient sur son intervention lors de la dernière réunion plénière. Une réunion caractérisée par un climat glaciale dans les rangs de l’UMP dirigée par le député Christian Ménard.

Vous avez tenu à vous présenter à la réélection d’un vice-président aux affaires économiques suite à la démission du tenant du poste. Pourquoi ?

En tant que membre de la commission économique il m’a semblé important d’intervenir. Au même titre que bon nombre de mes collègues, j’ai été profondément attristé par le spectacle dont nous avons tous été témoins ces dernières semaines. Nous avons été nombreux à garder le silence mais nous avons eu le sentiment que le travail consensuel réalisé depuis le début de ce mandat en faveur de l’emploi et de l’économie était particulièrement mis à mal par la crise ouverte par Christian Ménard au sein de son propre conseil.
L’économie et la création d’emplois doivent en effet, à mes yeux, rester la priorité au sein de la communauté de communes. Pour parvenir à des résultats tangibles, il faut en premier lieu créer les conditions du consensus pour montrer aux futurs porteurs de projets une image dynamique et attractive de notre secteur. Le développement économique doit s’accompagner d’un climat serein, d’une ambiance de travail. Nous en étions bien loin ces dernières semaines avec la polémique dans la presse entre le député et son délégué communautaire chargé des affaires économiques qui a préféré démissionner.

Quelle a été la réaction de Christian Ménard et de ses amis ?

Mon intervention a été accueillie dans Continuer la lecture de P. Guillemot (MBP) face au député UMP

La volonté de rassembler

Comme il l’avait annoncé depuis sa création, le MBP aura des candidats ou en soutiendra lors des élections cantonales de mars prochain pour défendre nos valeurs et avoir des élus bien entendu, mais aussi, afin de préparer le terrain pour les échéances futures. S’agissant des cantonales, le MBP a pris l’initiative de contacter les différentes forces de progrès. Evidemment, selon les cantons, les réactions sont différentes, mais que ce soit avec le PS, Europe écologie les Verts, le Front de Gauche… ou les divers gauches ou centres-gauches, nous avons tenus à tendre la main et montrer notre souci de rassembler dans le dialogue et le respect mutuel. Nous savons que nous ne gagnerons pas seuls. Mais qui aujourd’hui peut prétendre gagner seul pour mettre en place une alternative à la politique de casse des acquis sociaux de l’UMP ? Nous savons que nous ne gagnerons pas seuls. Mais qui aujourd’hui peut dire qu’il est le seul à pouvoir faire avancer l’idée d’une Bretagne émancipée, solidaire, écologique et entreprenante ? A l’évidence, les temps ne sont pas à la division ni aux raidissements idéologiques mais au contraire aux convergences, aux rassemblements et à l’espoir. C’est et ce sera la ligne de conduite du MBP.

Faire venir des entreprises en Bretagne

Développer le tissu économique breton passe bien entendu et avant tout par un encouragement fort à la prise d’initiative locale. Un développement endémique est toujours un développement plus solide. 

Mais en la matière, il ne faut négliger aucune piste. Et ne surtout pas négliger les pistes externes à la Bretagne.

Je vais vous raconter une anecdote. De part mon métier (collaborateur dans une entreprise de communication), je suis appelé à rencontrer de nombreux chefs d’entreprise. Ayant travaillé dans l’Oise, j’ai tenté pendant deux ans de « pénétrer » dans une entreprise bien connue de nos amis agriculteurs : Massey Ferguson, usine de fabrication de tracteurs installée à Beauvais.

Comme de nombreuses entreprises cultivant le secret (hélas), cette entreprise était Continuer la lecture de Faire venir des entreprises en Bretagne