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Le printemps des peuples…

Un vent de liberté est en train de souffler sur la Tunisie et l’Egypte et peut-être sur quelques pays voisins comme l’Algérie. Dans des contextes assez différents mais avec la même mobilisation intergénérationnelle et sociale et la même volonté, les Tunisiens et les Égyptiens se sont débarrassés de leurs dirigeants sans qu’un fleuve de sang viennent compromettre irrémédiablement la toujours nécessaire réconciliation des populations. Ces « révolutions »  en douceur – c’est relatif – démontrent que les peuples aspirent à la liberté, à la justice et à leur émancipation sur l’ensemble de la planète et qu’il n’existe pas de régime, aussi autoritaire soit-il, qui un jour ne bascule. Cela doit donner ou redonner de la confiance bien au-delà de l’Egypte et de la Tunisie. Partout où un peuple s’affirme et aspire à son émancipation il y a désormais un peu plus d’espoir,  grâce au courage et à la mobilisation des Tunisiens et des Égyptiens. Goûtons à ces victoires sans modération même si demain reste à construire. Plus proche de nous,  le peuple breton serait bien inspiré de prendre exemple sur ces révolutions de velours pour lui aussi s’émanciper socialement, culturellement et politiquement. L’histoire dit aujourd’hui qu’il ne faut jamais désespérer.

Fañch Broudic : l’enseignement du et en breton

A la demande du Recteur d’Académie de Rennes, Fañch Broudic, l’ancien responsable des émissions en langue bretonne sur « FR3 Breizh » vient de rédiger un état des lieux de l’enseignement du breton. Le contenu instructif de ce rapport vient d’être publié aux éditions « Emgleo Breiz » et il ne manquera pas de susciter la curiosité de celles et ceux qui s’intéressent à l’avenir de la langue bretonne et donc à son enseignement. Au total  près de 280 pages et un regard lucide sur la dure réalité de l’enseignement du breton. Les lecteurs ne manqueront de relever les explications fatalistes de certains enseignants et le « blues » qui parfois les habite face à l’opposition larvée d’un système scolaire trop conformiste. Mais ce livre contient aussi une série de 12 préconisations et plus de 60 mesures concrètes « pour que les enfants puissent apprendre le breton et que les jeunes aient envie de le parler ». Le débat est donc ouvert. Espérons que les élus locaux et régionaux, les décideurs, les associations militantes un peu trop discrètes depuis quelques années, y trouveront matière à réflexion et à action. Car, c’est probablement dans l’action et la construction que les Bretons trouveront l’enthousiasme et la volonté nécessaires à la réappropriation de la langue bretonne

Sarko : des mots et des maux…

« Je veux une République irréprochable. Une démocratie exemplaire au regard du monde… » déclarait il y a peu Nicolas Sarkozy. Les « bourdes répétées » de MAM en Tunisie, considérées comme de la « bêtise » par Daniel Cohn Bendit, n’auront certainement pas contribué à donner de la France une image exemplaire pas plus que les vacances de François Fillon en Egypte où le peuple vient de signifier son congé à un Moubarak  proche des élites françaises. Mais, dans ce manque de retenue, de dignité et de bon sens, Nicolas Sarkozy avait montré l’exemple. L’homme du Fouquet’s qui passe ses vacances sur le luxueux bateau de Bolloré ou dans une villa aux Etats-Unis est mal placé pour donner des leçon à ses ministres et particulièrement ridicule lorsqu’il annonce que ces derniers ne devront plus passer leurs vacances à l’étranger ! On en rigolerait si la situation en France n’était pas si mauvaise et si le chômage ne connaissait pas une croissance inquiétante. Ce n’est pas la prestation de jeudi soir face à un quelques français préalablement bien choisis par TF1 qui va nous rassurer. Le Président, sans souffle, sans idées, sans véritablement prendre la mesure du sentiment de lassitude qu’il provoque, est apparu comme un candidat en campagne, peu crédible, cherchant péniblement à remonter la pente savonneuse qui l’entraîne irrémédiablement lui aussi vers la sortie. Deux heures et demie de monologue, sans journaliste pour apporter un peu de contradiction, cela ressemble à de la télévision à la Moubarak. Des mots et des mots face aux maux alors qu’on attend des actes.  Ni TF1, ni le gouvernement ne s’en sortent bien dans cette affaire. Quant à nous, avant de zapper,  il nous reste le bulletin de vote en attendant des jours meilleurs.

Y. Menez

Luc Chatel met les langues régionales hors la loi !

Le député de Strasbourg Armand Jung, président du groupe d’études sur les langues régionales à l’Assemblée, a fait une nouvelle tentative  pour inscrire, à l’ordre du jour des travaux du Parlement, une proposition de loi relative au développement des langues et cultures régionales. Pendant des mois quelques députés de droite comme de gauche ont travaillé pour élaborer une proposition de loi. Une de plus diront les sceptiques. La première date en effet de 1958 et c’est la 85eme. La réponse du ministre leur donne hélas une nouvelle fois raison malgré les promesses du candidat Sarkozy.

« Chacun sait fort bien que notre loi fondamentale interdit de reconnaître des droits spécifiques à certaines catégories de citoyens, qui plus est sur des territoires déterminés. Nos principes fondateurs d’unicité du peuple français, d’égalité des citoyens devant la loi et d’indivisibilité de la République s’y opposent formellement » a répondu mardi Luc Chatel, en lieu et place du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, absent. Il enterre de fait l’idée « d’un cadre de référence qui prendra la forme d’une loi » émise par l’ancienne ministre de la Culture, afin de protéger les langues régionales. La langue bretonne, comme les autres langues régionales, auront le « le droit de cité » mais ne disposeront d’aucun moyen de défense devant la loi. Un  droit en fait qui n’en est pas vraiment un. La France jacobine reste toujours aussi hostile à la diversité culturelle et aux langues régionales. Pour le MBP, seule une Bretagne émancipée disposant des moyens politiques et financiers pour gérer ce type de dossier permettra de prendre les mesures nécessaires à la véritable sauvegarde de la langue bretonne.

« Sortu », ur strollad nevez a-gleiz evit Euskal Herria

Rufi Etxeberria, unan eus pennoù bras "Sortu"

An tu kleiz abertzale en Euskal Herria a zo o paouez embann e vo diskleriet ez-ofisiel ur strollad politikel nevez er sizhun-mañ. « Sortu » eo an anv a zo bet dibabet gant ar stourmerien. Talvezout a ra : krouiñ, ijinañ. Un anv brav evit ur strollad a ranko bezañ degemeret gant al lez-varn ha doujañ ouzh lezenn ar strolladoù savet a-ratozh evit stourm a-enep Batasuna, difennet groñs hiziv an deiz ‘blam’ e oa sanset bezañ tost ouzh ar strollad kuzh ETA. Embannet en deus Rufi Etxeberria, unan eus pennoù bras an tu kleiz abertzale e vefe nac’het gant Sortu « implij ar feulster… zoken hini ETA » en deus resisaet. Un doare da gomz nevez-tre hag a ra kalz a drouz e bro Spagn. Ur c’hammed war-raok war-zu ar peoc’h ha fin ar « brezel » etre ETA ha Madrid moarvat. Ar strollad kuzh eus e du en deus embannet un harz-tennadeg un nebeut mizioù’zo. Keloù mat eta evit an Euskariz hag ar Spagnoliz ivez a wel ar feulster hag ar boan a ya da heul o pellaat. Mat e vefe re d’ar a zo e penn e Paris sikour ar peoc’h hag ar re a zo o voulc’hañ un erv politikel nevez leun a spi, e-giz a zo bet graet dija gant pevar « Priz nobel ar peoc’h » evel Desmond Tutu, John Hume… Ar PP, strollad bras a-zehou bro Spagn,  aheurtet ha bouzar pa vez anv eus an Euskariz, e deus embannet e oa dav memes tra kenderc’hel da lakaat an tu kleiz abertzale a-gostez ha ‘maez eus an aferioù politikel.

Justice : Nicolas Sarkozy et le « présumé coupable »

Alors que Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires Etrangères s’empêtre lamentablement dans ses vacances tunisiennes en Jet privé et que la diplomatie française passe totalement à côtés des révolutions qui agitent des pays comme la Tunisie, l’Egypte… Nicolas Sarkozy en rajoute une couche déconcertante en se mettant l’ensemble du personnel de Justice à dos, mais aussi des syndicats de policiers, par le biais d’un de ces  dérapages, (contrôlés ou non ?), qui le caractérise. En utilisant la notion de « présumé coupable » dans ses commentaires sur la dramatique affaire de Pornic, en parlant de « sanctions », le chef de l’Etat ne fait que confirmer sa disposition d’esprit peu conforme au droit français. Dans le cas de l’arrestation d’un protagoniste présumé de l’affaire Erignac, n’avait-il pas déjà parlé d’un « coupable » alors que, comme l’avait souligné l’ensemble des observateurs sérieux, faute d’avoir été jugé, l’intéressé était « présumé innocent » comme le veut le droit français. On comprend mieux la méfiance des personnels de justice, à l’égard du chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy semble définitivement fâché avec les juges. Ces derniers le lui rendent bien. Ils viennent de déclencher un mouvement inédit qui devrait faire l’actualité de la semaine. Les mots entendus dans les assemblées de personnels de Justice que ce soit à Nantes, Quimper, Rennes, Bayonne… sont particulièrement durs chez une profession pourtant peu habituée à remettre en cause publiquement le pouvoir en place.

« Une récupération pure et simple d’une actualité sordide, un discours populiste et électoraliste, abjecte et indigne de celui qui devrait garantir l’indépendance de la justice« , a déclaré le vice-procureur de Bayonne, Olivier Janson en réponse à Nicolas Sarkozy..

Ces « dysfonctionnements graves des services de police et de justice » dans le traitement judiciaire de Tony Meilhon, mis en examen pour « enlèvement suivi de mort » de Laëtitia Perrais, n’est ni plus ni moins que  « l’échec de celui qui place depuis 9 ans la question de la sécurité au coeur de ses préoccupations, une main sur le coeur et l’autre sur un cercueil« , a également affirmé Oliver Janson, après avoir souligné la paupérisation des moyens financiers et humains mis à la disposition de la Justice par le gouvernement de Nicolas Sarkozy.

« Nous n’acceptons pas que d’autres soient rendus responsables de ses propres errances, quand le chef de l’Etat voit pourtant le vrai responsable chaque matin devant son miroir quand il se rase« , a poursuivi le vice-Procureur. « Cette déclaration, dans la droite ligne de propos tenus où on renvoie vers la Justice la responsabilité de meurtres abominables, est choquante, et basée sur des mensonges« .

Le suspect ne doit pas être considéré comme « présumé coupable« , a-t-il rappelé, tout en soulignant qu’il est à ce jour, un récidiviste, mais que « le tribunal de Nantes n’a jamais eu entre les mains avant cela le dossier d’un violeur ou d’un assassin récidiviste« .

« Un mensonge, qui sabote les fondements même de la démocratie » dans une profession où si « le risque zéro de se tromper n’existe pas plus qu’ailleurs« , il faut également rappeler que « les magistrats de Nantes ont fait ce qu’ils pouvaient avec les moyens qu’ils avaient »

Citant en exemple le tribunal de Bayonne, où la juge d’application des peines n’a que 4 jours par semaine pour s’occuper des cas de 913 personnes, Oliver Janson l’a exprimé au nom de tous : « Quand les fondements de l’indépendance de la justice et de la séparation des pouvoirs ne sont plus garantis, quand l’efficacité de la justice est sacrifiée devant des notions de rentabilité, et que les drames sont instrumentalisés au lieu de garantir les moyens de la justice, alors nous sortons de notre devoir de réserve, par légitime défense« .

« Aujourd’hui, l’heure est venue de s’indigner, pour marquer notre attachement à l »indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs« , ont-ils conclu.

A Vannes le MBP soutiendra Bertrand Deléon

Bertrand Deléon professeur des écoles sera le candidat de En-Avant-Bretagne sur le canton de Vannes-centre. En-Avant-Bretagne est un rassemblement de femmes et d’hommes de toutes tendances, on y retrouve de manière équilibrée des sympathisants de partis politiques Bretons démocratiques : l’UDB (Union Démocratique Bretonne), le Parti Breton et le MBP (Mouvement Bretagne Progrès) ; ainsi que des écologistes ou des personnes de la société civile sans attachement politique particulier. [http://www.enavantbretagne.org]. Le bureau du MBP soutient l’initiative de En-Avant-Bretagne sur Vannes et appel ses sympathisants à voter pour Bertran Deléon.

Doujañs – respect

La presse régionale l’a annoncé, le sonneur champion de Bretagne Yannick Martin a déposé plainte contre un site extrémiste de droite dont il est inutile de faire de la publicité. Ce dernier tenait des propos « douteux » , pour ne pas dire plus, sur la couleur de peau d’un des sonneurs du couple champion ! Nous publions la réaction de Filip Mell, président du bagad de Spézet mais aussi membre du MBP et tenons à apporter notre soutien au sonneur et, bien entendu, à exprimer notre totale désapprobation face à ces propos inadmissibles. La « bête immonde » n’est jamais totalement éradiquée, cela implique d’être toujours vigilant.

Doujañs  –  Respect

Respect c’est le nom de leur groupe et ce groupe fait de la musique bretonne : deux blancs, deux noirs, quatre bretons. Que cherchait à exprimer Thelo, bassiste du groupe, lorsqu’il proposa ce nom, Doujañs ?  Respect de leur musique, de leur culture, de leur différence, de leur pays, de leur langue, de leur couleur ? Tout cela je pense et peut être encore plus…

OUI ils sont noirs et jouent du biniou et de la bombarde, OUI ils sont noirs et font partie d’un bagad, OUI ils sont noirs et jouent en couple, OUI ils sont noirs et l’un deux est champion de Bretagne. Et je les remercie de venir concourir à notre concours montagne  à Spézet en centre Bretagne, de jouer dans nos festoù-noz. Je ne sais pas si leur démarche est militante mais en tous les cas ils  jouent de la musique bretonne et bien. Ils font pour la culture bretonne bien plus que ces gens cachés derrière leur écran. Pendant ce temps les DU sont en  répés ou courent les routes bretonnes pour jouer dans des endroits perdus où ils font danser le peuple Breton. Je ne suis pas allé sur ce site web, mais je me doute du contenu.

Erc’h !

Alors Tangi et Yannig continués, la musique bretonne à besoin de vous et nous vous en sommes respectueux.

Doujañs a zo anv o strollad hag a son sonerezh Breizhat : daou paotr gwenn, daou paotr du, pevar Breizhat.

Petra a soñje p’en deus kinniget Thelo, soner gitar-boud er strollad, an anv Doujañs ? Doujañ d’o sonerezh, d’o sevenadur, d’o diforc’hioù, d’o Bro, d’o yezh, d’o liv ? An holl traoù-se d’am soñj, ha muioc’h c’hoazh sur a-walc’h. YA du eo liv o kroc’hen ha seniñ a reont binioù ha bombard, YA du eo liv o kroc’hen ha seniñ a reont en ur bagad, YA du eo liv o kroc’hen ha seniñ a reont daou ha daou, YA du eo liv o kroc’hen hag unan deuzouto a zo kampion Breizh. Ha trugarekaat a ran anezho da seniñ e-kerzh hor c’henstrivadeg Gavotenn ar Menez e Speied e Kreiz-Breizh., da seniñ e-kerzh hor festoù-noz. N’ouzon ket ma zeus ur sell emsaver ganto, met seniñ a reont sonerezh Breizhat, ha mat war ar marc’had. Ober a reont evit ar sevenadur Breizhat kalz muioc’h eget an dud kuzhet a-dreñv ho skramm. E-keit an amzer-se e vezont war hentoù Breizh o foetañ bro evit mont da seniñ er c’hozh-toulloù evit lakaat pobl Vreizh da zañsal N’on ket aet war al lec’hienn internet, met damgrediñ a ran petra a lennin ennañ.

Erc’h !

Neuze kendalc’hit Tangi ha Yannig, ezhomm en deus ar sonerezh Breizhat ouzhoc’h ha doujañsus emaomp en ho keñver.

Filip MELL Président / Prezidant Bagad Osismi Speied, ezel eus an MBP