Jean-Yves Le Drian ou de l’art du vélo en politique

Ministre de la Défense et accessoirement président de la Région Bretagne, Jean-Yves Le Drian est un grand amateur de cyclisme, sport qu’il apprécie au point de le pratiquer lui-même. Se pourrait-il que cette passion ô combien respectable lui ait soufflé l’idée de rejoindre, il y a  peu, les rangs d’Emmanuel Macron ?

En fin connaisseur de la petite reine, Jean-Yves Le Drian sait en effet pertinemment que, dans une course cycliste, une des meilleures manières d’arriver au but sans trop de dégâts est de coller au plus près de celui qui est en tête. D’être juste derrière lui, en quelque sorte, ou, comme le dirait moins élégamment quelques mauvais esprits, de lui « sucer la roue ».

Face à la débâcle annoncée du candidat officiellement investi par le PS, Jean-Yves Le Drian aurait-il donc décidé de transposer dans son modus operandi politique une pratique cycliste des plus courantes ? Jouer Macron, et non Hamon, pour être sûr de rester dans la course ? La réponse, est, peu ou prou, contenue dans la question.

Mais dans le cyclisme, il y a aussi une autre pratique, c’est celle qui consiste à rester fidèle à son équipe, tout au long de la course, quelque soient les obstacles rencontrés sur le terrain et ce, bien sûr, jusqu’à l’arrivée. Cette pratique, visiblement, Jean-Yves Le Drian l’a oubliée.

Michel LE TALLEC (sur une idée de Christian TROADEC)