POLLUTION EN BRETAGNE : « TRAVAILLONS A UNE DÉCENTRALISATION RAISONNÉE »

Lors des fêtes de fin d’année, nous avions relaté les difficultés éprouvées par les familles bretonnes désireuses de retrouver leurs proches à Paris : il y a un mois, en effet, pour cause de pollution excessive, les entrées dans la capitale avaient été filtrées. Un jour, seuls les véhicules portant des plaques paires avaient été autorisés à circuler, le lendemain, c’était au tour des plaques impaires.

Rebelote en cette fin janvier : selon les organismes chargés de surveiller la qualité de l’air, le niveau de pollution atteint de nouveau des seuils critiques. A Paris d’abord – ça, ce n’est plus une surprise – mais aussi… en Bretagne, notamment à Rennes et Brest, et même sur l’ensemble du réseau routier breton. Les vitesses maximales autorisées ont ainsi été abaissées  de 20 km/h, et ce, normalement, jusqu’à lundi 23 janvier au soir. «Bien sûr qu’il faut tout faire pour limiter cette pollution, souligne Christian Troadec. Mais posons-nous la question de savoir comment nous en sommes arrivés là. La réponse est évidente : une métropolisation galopante du territoire, avec des villes surdimensionnées, générant des flux de véhicules  de plus en plus importants. Arrêtons cette course : travaillons à une décentralisation raisonnée, retrouvons des territoires équilibrés,  l’environnement et les populations ne s’en porteront que mieux. »