La grippe révélatrice d’une organisation désastreuse de nos hôpitaux.

L’incapacité de notre système de santé à répondre de façon  satisfaisante à l’afflux de patient touchés par la grippe cet hiver a entrainé une surmortalité : 1612 décès de plus ont été enregistrés du 26 décembre au 1er janvier 2017 par rapport à la moyenne saisonnière, selon l’Agence de Santé Publique France.

L’épidémie de grippe,  certes particulièrement redoutable cette année, a provoqué un peu partout en France un engorgement des  Urgences. Et  si à Quimper, le service n’est pas engorgé, il se retrouve néanmoins en plein régime, autrement dit en saturation permanente. Cette situation pose en fait deux problèmes relatifs à l’organisation des soins :

-Le regroupement des structures hospitalières, mené par l’ARS (Agence Régionale de Santé : service déconcentré et non décentralisé de l’État), qui s’est fait au détriment des hôpitaux de proximité, ainsi que des personnels soignants et des patients. Cela entraine une médecine à flux tendu, répondant à des logiques essentiellement financières  susceptible de s’enrayer au moindre imprévu.

-Le manque de médecins, qui  conduira à des déserts médicaux. Quimper n’est pas à l’abri de cette situation, où le manque de praticiens se fait déjà sentir en centre ville ainsi que dans la circonscription. Cet état risque de s’aggraver au fil du temps sur l’ensemble du territoire, l’Ordre des médecins prévoyant une baisse de 25% du nombre des généralistes entre 2007 et 2025.

On sait aujourd’hui que la réponse est dans l’organisation de centres médicaux pluri-professionnels, accompagnés par la puissance publique.

C’est pourquoi, les candidats de « Oui la Bretagne » devant cette crise, que semble découvrir Marisol Touraine, rappelle la nécessité d’une politique soutenue de prévention, et de la gestion des soins au plus près des habitants. Une véritable organisation décentralisée contribuerait à une pleine autonomie dans la gestion de la santé publique et de l’organisation des soins de tous niveaux. Les principes majeurs retenus par la Région permettraient la mise en avant de l’universalité de l’accès aux soins, la gratuité pour l’usager et la haute qualité des services devant aboutir à un très haut niveau de santé pour l’ensemble de la population bretonne.

La politique de santé demeure un véritable enjeu de société et  de démocratie qui doit  interroger chacun d’entre nous.

Yves BRUN et Marité POULAIN
Candidats  OUI LA BRETAGNE –
Législatives 2017 – circonscription de Quimper